‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 82 sur 170 · SCÈNE m MADAME FOURMER, RENÉ, puis MADAME ROGER · texte numérisé non relu

SCÈNE m MADAME FOURMER, RENÉ, puis MADAME ROGER

Madame Fournier, à René. — Vous la connaissez, vous, cette... demoiselle Manon?

René. — Je l'ai vue une fois, par hasard, dans une taverne, à minuit. On a dû lui dii^e qui j'étais, car elle a fait une tète !

Madame Fourmeb. — C'est... comment dit-on?... une... une... professionnelle?

René. — Justement. Et roublarde 1

Madame Foursier. — Mon neveu assure qu'elle a été élevée à l'haspice.

René. — Aux enfants-trouvés.

Madame Fodrnier. — Fichue trouvaille I

René. — Oh! Elle a fait son chemin^ depuis. .Diamants, chevaux, hôtel, voiture... rien ne lui manque.

Madame Fournier. — Ces gredines ont une chance insolente !

Ren^. — Avant le cousin de papa, elle grugeait un autre vieux.

Madame Four:(ier. — Une spécialiste alors?

Re>-é. — Il paraît.

M-\DAME FocRMER. — Et aujourd'hui?

René. — Elle continue à opérer... Elle continuait... car depuis deux mois on ne la voit plus. Elle est même très malade, paraît-il.

Madame Fodrisier. — Qu'a-t-elle donc ?

René. — Peuh ! Je la crois poitrinaire.

Madame Fournier. — Vous verrez qu'elle guérira.

Madame Roger, enu-ant. — Ahl Vous vous apprêtez à partir?

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