ACTE PREMIER
Madame Fourmer. — Oui!... Mais d'abord, chère madame, deux mots.
Madame Roger. — Dites.
Madame Foirmkr. — Vous me feriez un grand, un très grand plaisir, en vous occupant du mariage de mon neveu.
Madame Roger. — Ne doit-il pas en causer lui-même avec Roger?
Madame Kouh-mer. — Si.... Si.... Mais monsieur Roger, nous remet de jour en jour.... Certes, je comprends que ni lui, ni vous, n'ayez hâte de vous séparer d'une fille aimable et que vous adorez.... Cependant, voyons, soyez bonne pour André.... Pressez un peu votre mari.... Votre influence sur lui (bien naturelle, car il doit ap précier vos hautes qualités) est toute puissante, et si vous voulez....
Madame Roger. — Allons I Je m'en occuperai....
René. — Et du mien aussi.
Madame Roger. — N'as-tu pas entendu ce que ton père a dit?
René. — Ses raisons ne sont |kis des raisons.... Cette personne me plaît.
Madame Fourmer, snr u-.i geste de Madame Roger. — Songez à la belle situation qu'aurait votre fds.... Les de Viarny reçoivent chez eux la meilleure société de Nancy.
René. — Nous serions apparentés aux plus grandes familles de Lorraine... les Rreuloy, les de Marche —
Madame Roger, flatiée. — Vraiment? Mais si cette jeune fdle...
Madame Fournier. — Très honnête, chère madame, très honnête. Les allures de mademoiselle Isabelle peuvent être un peu... excentriques, — c'est la mode, — sa conduite est irréprochable.
loi LE BIEN D'AUTRUI.
Re's;£. — Làl Tu parleras à père?
Madame Roger. — ■ Oui.... Mais ne rirrite pas.... Sois sérieux.
Re.né. — Je le suis.
Madame Roger. — Tu es rentré à trois heures la nuit dernière.
Madame Fourmer, à droite. — Il faut que jeunesse se passe. Je vais mettre mon manteau. Sortez-vous avec nous?
Madasie Roger. — Oui. Tous les jeudis les dames de l'Œuvre de Saint-Epvre, dont je fais partie depuis un mois, se réunissent chez leur présidente.
Madame Fournier sort.