SCÈNE IV MADAME ROGER, RENÉ, ROGER, puis FOERNIER
René. — Moi, je file, j'ai donné rendez-vous à des amis. (Entre Roger.) Silvère est parti?
Roger. — Oui.
Re.né. — Il venait t'eraprunter de l'argent?
Roger. — Sa femme est malade.
René. — Ça y est. Tu lui en as donné. Mais on te dépouille, mon pauvre papa. Nous serons obligés de te faire interdire.
Il a mis son chapeau.
Roger. — Je n'aime pas les plaisanteries de ce genre. Où vas-tu?
René. — Retrouver des camarades.
Roger. — Qui?
René, avec un petit air satisfait. — Espiat, le fils du général; d'Audriane, de Clapot....
Roger. — Tu fréquentes cette bande d'imbéciles?
iâ'iiî; PlîJEMIEU. 1S5
Madasiï: RoGEa. — Il se fait des relations.
KoGER. — 11 perd son tomps. Tu^ ferais Mierax de- tra^ vailler. Je suis très mécontent de toi.
Reîih. — Laisse-moi profiter de mes vaemicesde Noël. El puis, dame ! Je sei'ais collé à mes examens, maintenant....
Roger. — Maintenant? J'entends que tu fasses tow droit et que tu plaides. Ne compte pas trop sur l'argent (fue je dois te laisser un jo«r. Tu ferais un mauvais calcul. Puisque tu as donné un rendez-vous à des amis, va les rejoindre, mars reviens dans une lieTire. (Entre Fuurnier.) Nous avons Une visite à faire ensemble.
Ren-é. — Au revoir. Au revoir, monsieur Fournier.
Il; sort
5fAi>;\«Fr Roger, à- Fuurnier. — Marie vxm-s a montre le cadeau de son père ?
FouRMER. — Une merveille... tout simplement.
M-ADAîiiE Roger. — Mais vous avez à causer ensemble, je crois?
FocRNiER. — Si monsieur Roger n'a rien de mieiEC à faire-....
Roger. — Moi? Je tous écoute, mon ami, je vous écoute*.
Madame Roger sort.