ACTE rUEMlER
F^ouRMER. — A merveille! vos idées sont très saines, et je les partage... en théorie, mais en pratiqua! Enfin, il en sera ce que vous voudrez. Vous fixez à quatre-vingt mille francs la dot de votre fille. J'accepte votre chiffre.
Roger, heureux. — Bien vrai?
FouRNiER. — D'ailleurs quand je vous aurai donné une nichée de petits-fils, vous n'aurez pas, j'en suis sur, le courage de....
Roger. — Ohl nous verrons cela plus tard! Mais pour le moment vous vous déclarez satisfait de la dot que je donne à Marie?
FouRNiER. — Pleinement satisfait.
Roger, lui serrant la main. — Mon cher André, j'attendais cette réponse de votre part : la bonne grâce avec laquelle vous la faites me touche infiniment.
FouRMER. — Puisque nous voilà d'accord sur le point capital, et qu'aucune difficulté ne peut plus surgir entre nous, je vous prie de ne pas trop retarder le moment où je deviendrai votre gendre.
RoGEP. — La date de votre mariage? Eh bien, nous la fixerons ce soir même.
FouRNiER. — Si je venais vous reprendre vers les six heures?... Nous irions au café.... Je ferais votre partie d'échecs.
Roger. — Ah! oui... oui... bien volontiers....
Ils sont debout. Marie et Alphonsiue entrent par la droite. Habillées, pnHcs à sortir.
Marie, à Fouruicr. — Vous partez?... C'est nous qui vous mettons en fuite.
FoiRMER, gaiement. — Je vais clicz un client.... Mais je reviendrai.... J'ai de bonnes nouvelles à vous donner. Nous marquerons cette journée d'une pierre blanche.
Après avoir serré la moin à Hoger, il s'arrête devant Marie et interroge Roger du regard.
Roger, riant. — Allons 1 Je ferme les yeux.
Fournier e.ubrasse Marie sur le iront et sort.