‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 94 sur 170 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

170 LE BIEN D'AUTiai.

MllI.ER, cpii se met à réfléchir à son tour. — S il n'v a paS

d'inconvénient....

Roger. — Elle tenait beaucoup à causer avec vouS. Une entrevue lui sera d'autant plus agréable qu'aucun malentendu ne vous sépare désormais.

Mlller. — J'ai deux ou trois courses à faire pomma maison. Je reviendrai ensuite. (Pause, bnisquement.) Eh bien, vous devez tous être dans la joie ici?

Roger, d'une voix étranglée. — Oui.

McLLER, — Ce bonheur vous était bien dû, mon cher beau-père. Mais comment expliquez-vous que brouillé avec vous, votre cousin ne vous ait pas déshérité au profit de quelqu'une de ses anciennes maîtresses, et qu'il n'ait absolument rien laissé à sa Manon? car il ne lui a rien laissé?

Roger. — Non... rien... que je sache.

MuLLER. — Votre cousin est mort intestat.

Roger. — On peut.., découvrir un lestament.

MuLLER. — Rah! Si elle avait en mains un papier Tavautageant, il y a beau jour que mademoiselle Manon l'aurait montré.

Roger. — Mais elle... le trouverait... aujourd'hui... demain... dans six mois?... Que doit-on faire quand on découvre un testament?

Mlller, qui ne quitte plus des yeux Rogi^r. — Le porter aU

président du tribunal ci^il.

Roger. — Ah I.

McLLER, après une pause. — Yovons — VovonS — Vous paraissez sérieusement souffrant ou inquiet.... Qu'avez-vous?

Roger. — Rien.

Meller, inquiet lui-même, — Ce n'est pas, je présume» au sujet de.... Enfin vous n'avez rien appris? On ne nous a pas avisé que...? V^r.-vc Julie.

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