ACTE PREMIER. I
<|ues renseignements. On obligée ces enfants malades A quitter leur lit à onze heures du soir pour adorer ius- .|u a nnnuit le cœur de Jésus. Dès que j'aurai été réélu, K ferai fermer cette boite; un sanaloriun) au centre de la Mlle, danger pour la santé publique.
AsTRxuD, inquiet. - Au moins Mme Errazura Ignore?
Ferriek. — Non, elle est avertie.
AsTRAUD. - Oh! (Entre Massebœuf). Massebœuf! Enfin \uus voilà.
Massebœut, trùs gros. J'étais au banquet des dames «lu marché, monsieur le maire. On a mangé des macai"nis a la vénitienne. J'avais à ma droite la présidente <|u. remplissait mon assiette. Et j'ai dû faire un discours .')n dessort. J'éJoufîe.
AsTH..i> Prenez un verre de bière. A propos de >aaquet, Massel>..„f, ce soir a lieu celm du sn^dicat des coiffeurs, vous devriez v aller à ma place "'
MAssEHŒrF, prolestant. - Mais, mon cher Astraud.. .
Astraud. — On ne m'a prévenu qu'à dix heures et ie unie en ville. ^
MAssKBœrP, résidé. - C'est bien, j'irai. On va encore Line fourrer des .nacaronis... Ah! monsieur le maire j'ai l'ine Douvelle i. ..portante à....
« Ferrier. — Laquelle?
• "f^^''<^'^- - Il y avait, dans la salle voisine, trois
renpioyes de la Compagnie des Tramwavs et avec eux le
T'rZ' ^' ''"' ''"^'''*- ^^' P'^^'-^^t^de se remettre
A;tral'd. — Encore!
GnoK. __ Fichtre!
j^^g LA VIE PUBLIQUE.
Ferrier. — Oh! qu'ils se remettenl mi grève sils veulent. Cette tois ils n'auront pas mon appui. AsTRAUD. — Une grève en pleines élections? Régnier. - Entre eux et vous, ma situation serait délicate. Obligé de les soutenir, je....
Ferrier — Si leurs revendications sont absurdes. Régnier. - Le journal a toujours soutenu les grévistes : c'est dans sa ligne politique.
Massebœcf, hcsiiant. - Eniin... ils m'ont dit.... Ferrier. — Quoi?... Parlez donc, voyons. >UssEBŒDF. - Eh bien, il paraîtrait que notre collègue Rondoli aurait promis d'être leur porte-parole.
Ferrier. — Ah! ce Rondolil 11 doit encore jouer un double jeu '.Mais s'il croit....
Yvonne, paraissant sur le perron. - Messieurs... Me^sieurs.... Nous manquons de danseurs... monsieur Martin... monsieur Tardieu. (Apercevant Massebœuf.) Ah. bOUiour, papa. . . . (Des couples sortent de la maison.)
RÉGNIER, à Ferrier. - Allons, au revoir monsieur e maù-e. Et hâtez-vous de faire votre liste. Le Journal du Peuple donnera cette semaine la liste ouvrière. Tenonsnous prêts à donner la nôtre. Au revoir! (Po.gnees de
main. Il sort.) . /
RONDOLI, paraissant à son tour sur le perron. — MonslUir/
le maire.... „ j r')
Ferrier. - Qu'y a-t-il, monsieur Rondoli .
RoKDOLi. - On téléphone qu'il y a un incendie .. Petit-Bois.
Ferrier. — Des maisons?
Rondoli. — Non, des hangars.
AsTRADD. — Il faudrait envoyer quelquun la-bas