‹ ThéâtreChapitre 118 sur 174 · ToME I · texte numérisé non relu

ToME I

clou a laissé à la banque des papiers dont certains

sont très coni promettants pour notre cher sénateur.

AsTRAUD. — Ces papiers sont entre les mains du procureur Marceryl qui est le protégé de Guéhriant... Alors...

FerRIER. — Oui? (II ouvre un liroir de son bureau, y jnend une lettre qu'il tend à Astraud.) Lt ça? AsTRvUD, après avoir lu. Bigre!

Ferrier. — Est-ce clair ? Ça prouve-l-il suffisamment qu'il a éié payé dans l'affaire du canal de la Ripaille?

Astraud. — Mais... Comment?

Ferriek, mettant la lettre dans sa poche. — (îlérot, le commissaire central, a une vieille rancune contre Guébriant qui jadis a voulu le faire envoyer en disgrâce en Algérie. Et c'est Clérot qui a perquisitionné à la banque Marclou.

Astraud. — Compris!

Ferkier. — Il m'a remis la lettre samedi, à midi. Mais lui-même, ou un agent, a dû bavarder.

Astraud. — Ft voilà l'interview expliquée ! Mais c'est parfait! Nous tenons l'homme.

Ferpier. — J'enverrai cette pièce au parquet.

Astraud — Gardez-vous-en!

Ferrier. — Supposez-vous que je me servirai...?

Astraud. — Dame! nous avons enfin le moyen d'obliger Guébriant à travailler pour nous.

Ferrier. — Vous plaisantez !

Astraud. — Maintenant, c'est un chien di^ssé. Il ne nous mordra plus. Làchons-lc sur nos adversaires.

Ferrier, scandalisé. — Lier partie avec un concussionnaire?

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