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ACTE DEUXIÈME

AsTRAi D. — TiinJ qu'il est sénateur.

Ferkier . — Non ! non !

AsTRAUD. — Son influence...

Ferrier. — Avec les bruits qui courent, il ne doit pas disposer de cent voix.

AsTRAUD. — Que vous connaissez peu les électeurs! Ses amis lui resteront fidèles.

Ferrier. — Et je me ferais le complice de cet homme? Et pour gagner quelques voîx, je deviendrais le compère et l'obligé d'un fripon ?

AsTRAiD. — Mais...

Ferrier. — N'insistez pas.

AsTRAUD. — Ah 1 vous avez une façon de faire de la politique, vous !

FiCRRiER. — Mon cher, en politique, pour rester honnête, il faut faire le moins de politique possible.

AsTRALD. — Et on est battu aux élections 1 Enfin, passons. Mais j'espère que cette semaine, vous allez mener contre nos concurrents une campagne plus active et plus habile. Et d'abord promettons la démolition des vieux quartiers.

Ferrier. — Non.

AsTRAiD. — Cependant Maréchal, le marquis de Riols, M. de Petitchamp, se sont engagés.

Ferrier. — Et moi, dussé-je y perdre ma place, je no prendrai pas cet engagement.

AsTRAUD. — Quel homme! Et dans la grève des tramways, quelle sera votre attitude? C'est Fiondoli, dont malgré mes avis, vous n'avez pas voulu sur votre liste, qui a fomenté cette nouvelle grève. Nous voilà obhgés de soutenir les grévistes.

Ferrier. — 11 faudrait que leurs réclamations fussent justes.

AsTHAiin. — Mais ils sont plus do quinze cents!

Ferrier. — La cause n'en est pas meilleure.

AsTRAUD. — S"ils votent contre nous, nous sommes

flambés. (Geste de Ferrier. Pause.) A moins que...

Ferrier. — A moins?...

Justin, entrant. — Monsieur le maire, le secrétaiio général de la Compagnie des Tramways vient d'arriver, je l'ai fait entrer dans le petit salon.

Ferrier. — Priez-le de m'atlendre cinq minutes. (Justin sort. A Astraud.) Yous disiez?

xVsTRAOD, près du maire, bas. — VergogneuF est à la mairie I

FtRRiER. — Vergogneur du Journal du Peuple? Vergogneur du comité Maréchal?

Astraud. — Oui. Nous avons causé. Savez-vous ce que Maréchal, Vergogneur et leurs amis redoutent? Que nous ne fassions alliance avec M. de Fdols.

Ferrier. — Oh! ça.

Astraud. — Il est indiscutable qne si nous remplacions nos huit socialistes par huit membres de la liste Riols, nous aurions toutes les voix des modérés.

Ferrier. — Nous serions les élus et les prisonniers des cléricaux.

Astraud. — Alors, nous pourrions remplacer nus candidats modérés par des membres de la liste Maréchal, nous raflerions toutes les voix socialistes.

Ferrier. — Ah ça! vous êtes fou, Astraud. Et nos électeurs?

Astraud. — Mais ça ne les regarde pas. iXous les

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