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ACTE DEUXIÈME

tactique imbécile el méchante est fort claire; enragés de ne pins tenir le pouvoir, vous souhaitez l'avilir en le faisant passer aux mains les plus malpropres. La manœuvre peut réussir ailleurs, mais non pas à Salente.

De Hioi.s. — Attendons le verdict des élerteurs.

Fep.kier. — Monsieur de Riols... ne m'obligez pas.... (! rappant sur la table.) J'ai peut- être un moyen.

De Riols. — Usez-en, monsieur, c'est voire droit. (II remonto.)

Ferrier. — Voyons, monsieur, réfléchissez.

De Riols. — J'ai rélléchi avant de venir. D'ailleurs, mon comité m'a donné des instructions formelles. Je dois m'y conformer.

Ferrier. — Vous avez de l'autorité sur vos amis, vous pouvez....

De Riols. — Si j'avais de l'autorité sur eux, je ne l'emploierais pas en votre faveur.

Ferrier. — Eh bien! allez, monsieur, il arrivera ce qui arrivera.

De Riols, sur le point de sortir. — Après cette scène, monsieur, je n'ai pas besoin d'ajouter que je m Opposerai de toutes mes forces à la réalisation de certains projets qu'avait formés mon fils. Ce mariage absurde ne se fera pas.

/ Ferrier. — Hé, comme il vous plaira, monsieur, comme il vous plaira. (De Riols swt. Resté seul, Ferrier se promène avec agitation.)

Loris. — Puis-je faire entrer le secrétaire de monsieur le maire?

: Ferrier. — Mon secrétaire?

j oijis. Monsieur le maire devait remettre à son secrétaire une lettre pour....

Ferrikr. — Ali! oui... oui... (Rclicxion.) Eh bien... plus tard... ce soir... je le ferai appeler. (H met la lettre,

.jui était sur la table, dans un tiroir. A'traud entre. Louis sort.)

FERRIER, ASTRALD, puis MARTIN et GIDON, pois MASSEBŒUF, puis VERGOGNEUR

AsTRACD. — Eh bien, cette conférence avec M. de Riols? Terminée?

Ferrier. — Savez-vous à quelles conditions il nous offrait son concours?

AsTRAUD. — Non, mais on se mettra d'accoi^d.

Ferrier. — Il demande dix sièges de conseillers et trois écharpes dont celle de premier adjoint.

Astrai;d, avec éclat. — La mienne? Ah! non, par > exemple!... c'est trop fort! Les sièges de conseillers à la rigueur. Mais ma place!...

Ferrier. — Si on lui refuse satisfaction, il menace de retirer sa candidature et de faire voter ses amis pour Maréchal.

AsTRAUD. — Ah! fichtre! Nous aurions intérêt à nous entendre les premiers avec Maréchal. Yergogneur est encore à la mairie, je vais....

Ferrier. — Non! non! Jairaerais encore mieux traiter avec de Riols.

ASTRAUD. — Oui, mais c'est que.... Diable de diable! Ils restent soucieux, inquiets. Des éclats de voix. La porte s'ouvre

avec fracas; joyeux, battant desmains, Gidon cl Martin entrent en

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