‹ ThéâtreChapitre 138 sur 174 · ACTE TROISIKME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIKME

AsTRAUD. — Lévy, le directeur du Crédit Immobilier, le directeur de la Banque de Salente, Yidal.

Régnier. — Pour les quartiers de rÉvèché ! Vous y venez ?

Ferrier, avec un geste évasif. — Oll !

AsTRAUD. — Enfin, Mme Errazura et le vicaire général,

Réghier. — L'évèque m partibus de Persopolis, Mgr de Belmont ?

Ferrier. — Qui m'aurait dit qu'un jour je palabrerais avec ces gens !

AsTRAUD. — En politique, tout arrive.

Ferrier. — Et puis, quoi... ce sont eux qui viennent chez moi.

Régnier. — Vous avez été sage d'accepter l'entrevue. Votre intérêt est de faire cause commune avec M. de Riols. Ah ! une recommandation capitale, pour mon journal, pour mes lecteurs. Ne changez pas votre étiquette. Vous êtes radicaux-socialistes, restez radicauxsocialistes.

AsTRAUD. — Nous prenez-vous pour des polichinelles?

Entrent Martin et Massebœuf.

Martin et Massebœuf. — Ronjour, monsieur le maire.

Régnier. — Au revoir. Je me retire. Si votre nouvelle liste était formée avant minuit, un coup de téléphone à V Indépendance, n'est-ce pas?

Ferrier. — C'est promis.

Poignées de mains. Régnier sort.

Martin. — Je reviens du quartier Turenne.

Massebœuf. — Moi, de Petitbois.

Martin. — Nos affaires marchent. Elles marchent bien.

Massebœuf. — On se plaint de la durée de la grève à Petilbois. Les gens du village sont obligés de venir à pied en ville.

Martin. — J'ai promis aux usinieis du quartier Turenne qu'on ferait le canal qu'ils réclament pour leurs déversements.

Ferrier. — Un canal qui coûterait douze cent mille francs !

AsTRAUD. — Oh ! travaux d'utilité publique !

Massebœue. — Moi, à Petitbois, j'ai promis qu'on rétablirait la dot de mille francs pour la rosière.

AsTRAUD. — - Oui. Récompensons la vertu.

Martin. — Vous ai-je dit que j'ai reçu hier soir, à la mairie, une délégation des sociétés sportives? Tous leurs membres voteront pour nous, à condition qu'on réserve une allée aux bicyclistes sur l'avenue des Tilleuls ; cp^i'on prête la pelouse du parc Chantereine aux joueurs de foot-ball, qu'on donne un prix au tournoi d'escrime et une subvention au concours de tir.

AsTRAUD. — Oiii. Œuvres patriotiques.

Massebœ-uf. — Les orphéons réclament leurs anciennes mensualités.

AsTRAiro. — Encourageons les arts.

Ferrier. — Mais —

AsTRAUD. — Oh ! monsieur le maire, Maréchal a fait toutes ces promesses.

GiDON, entrant. — BonjouT, messieurs, bonjour, monsieur le maire. .J'étais à Petitbois.

Massebœuf. — Tiens! moi aussi.

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