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ACTE TROISIÈME

cières, bref, tout ce qui a de rinfluence dans une ville, préparons d'un commun accord les élections futures. (iiouvoment.) Dame ! sije prête mon concours aujourd'hui, il m'importe de savoir ce que je recevrai en échange. (Pause.) M. Guébriant abandonne son siège au Sénat. Ne vous semble-t-il pas légitime que ce soit un député....

De Riols, protcsuni. — Mais non ! Pourquoi ?

Ferrier. — Le mandat de Guébriant n'expire que dans quinze mois.

Sé.nart. — Sachons, dès maintenant, ce qu'obtiendra chacun de nous. Ce siège au Sénat....

Ferrier. — Mais... mais....

Sé.nart. — Quoi ? Vous ne songeriez pas à le prendre? Enfln, vous ne pouvez pas être tout à Salente.

De Riols, appuyant. — Sans doute! (A Sénari.) Mais vous, qui êtes député, vous êtes pourvu!

xMadame Errazdra. — Le siège revient à M. de Riols.

De Riols, modeste. — Oh! mon Dieu!...

Lévy. — Oui ! Oui ! . . .

Ferrier et Sé>art, protestant. — Non ! Non ! — Ah ! non, par exemple I

\ AsTRAOD. — Je crains, monsieur de Riols, que vous n'alliez au-devant d'un échec !

De Riols. — Mais si ni l'un ni l'autre de ces messieurs ne se présentait ?

Sénart, vivement. — ,Je me présenterai. Je vais aider M. Ferrier à devenir maire, qu'il m'aide à devenir sénateur. (A Ferrier.) D'ailleurs, mon cher ami, il vous restera mon siège de député.

De Riols, se récriant. Ah! mais non.... A la fin.... Où est notre intérêt dans cet arranD:ement ?

AsTRAUD. — Vous ne le voyez pas ! Il est clair. Avoir des amis dans les places que vous ne pouvez pas' occuper.

Monseigneur. —Je crois, en effet, qu'il serait difficil à M. de Riols de devenir député ou sénateur. Mais il ferait bonne figure au conseil général. N'est-ce pas, mo cher marquis?

Sénart, vÏTement. — Ah ! oui 1 AsTRAUD — C'est une idée.

Lévy, à de Riols. — Et VOUS ne seriez pas tenu d'abau donner les grandes situations que vous occupez dans nos sociétés financières.

De Riols. — Conseiller général? De quel canton? SÉN.iRT. — Du neuvième, parbleu! C'est un cantx) rural! 11 y a beaucoup de conservateurs dans les campagnes.

De Riols. — Et Sistier?

Sénart. — On le déboulonnera.

AsTRAUD. —Quelques villages, Saint-Amand, Lusigny nous ont demandé l'eau de la Ripaille. Nous feroni savoir aux électeurs que nous n'autoriserons pas dt dérivation du canal tant que Sistier les représentera.

Sénârt. — Moi, j'agirai auprès du ministre afin d( retarder l'installation de l'école d'agriculture qu( Sistier réclame pour Vieux-Pont.

Madame Errazura. — Dans la succursale de ma filature, à Vrigny, j'occupe trois cents ouvriers.

Senart, à de Riols. — Tenez, l'affaire est dans le sac. Mais vous m'appuierez auprès des délégués sénato

ri aux ?

De Riols. —Comment donc? Les conseillers d(

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