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Scène II

C'est CORSO, ivre, escorté de DEUX DE SES AMIS, qui vient desejeterau milieu de la danse et de prendre brutalement par la taille une jeune femme, MAROZIA; elle se débat. Vacarme, agitation.

FoRÈSE. — Eh! là-bas !

Bellacqua. — On se tue !

(Tout le monde, sauf Giotto et Cilia, court au fond.) CiLiA. — Encore cette brute !

(Forèse, Bellacqua et d'autres arrachent Marozia des mains de Corso.)

Corso, au milieu du bruit. — Pourquoi ne veux-tu pas danser avec moi, chipie?

Marozia. — Parce que tues saoul, Ruffian! Corso, bondissant. — Répète ça I

(Ses amis et les Florentins le contiennent.)

Les Florentins. — Eh là ! doucement !

Ses Amis. — Allons ! assez !

(Marozia cependant se rajuste à l'écart.)

Corso, qui résiste. — Ces Florentines qui font les bég'ueules !

(Protestations. BERNARDINO est arrivé sans bruit.)

Forèse. — Elles n'aiment pas les ivrog-nes ! Corso. — Pour maris non ! mais pour amants ! Ses Amis veulent l'entraîner. — Viens donc ! Par le diable ! Corso, se dégageant. — J'ai assez fripé leurs jupes!

(Gris indignés des femmes. Bernardino saisit Gorso par le bras et le force à se retourner vers lui.)

Bernardi.no. — Pourceau de Pise, tu insultes nos femmes?

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