‹ ThéâtreChapitre 11 sur 148 · Scène II · texte numérisé non relu

Scène II

Les mêmes, CATHERINE, entre, suivie d'une Dame d'atours, qui restera sur le seuil. Elle est en simple jupon et camisole de soie.

Catherine. — Ronjour, m'sieu Despréaux! Vous êtes un brav' homme d'vous déranger pour moi, à c't' heure-ci.

Despréaux, dans un profond salut. — Madame la duchesse.

Catherine. — Et ça va-t-y comme vous voulez?

Despréaux. — Grâce à Dieu, madame la duchesse !

Catherine. — C'est ben vous qu'avez épousé la Guimard ?

Despréaux, après un geste de confiriDation. — Madame la duchesse l'aurait connue ?

Catherine. — Ah ! j' le crois que je l'ai connue... En v'ià unequ'avait d' beau linge !... Va (AJasmin.) donc voir un peu si c' cordonniers' fiche de moi, d' m'avoir pas encore apporté mes cothurnes.

Jasmin. — Je ferai remarquer à madame la duchesse qu'à cette heure, il serait bien surprenant que je pusse !...

Catherine, l'interrompt. — Oh ! que j' pusse ! Prends garde d'avaler ta langue !

Jasmin. — Je veux dire que, pour le trouver...

Catherine. — Faut tricoter des jambes... Allons, oust! et plus vite que ça !... Je t' les secouerai, moi, tes puces ! (Jasmin sort, avec un geste navré.) J' peux pas 1' souffrir, c't enfariné là !

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