‹ ThéâtreChapitre 110 sur 148 · DANTE, CASELLA, FRANCESCA, GEMMA, LA · texte numérisé non relu

DANTE, CASELLA, FRANCESCA, GEMMA, LA

GOUVERNANTE, puis PAOLO et MALATESTA.

(Pendant la scène, peu à peu, le jour baisse. Le reflet rose du soleil couchant, qui éclairait d'abord les tours et le campanile, remonte lentement, chassé par l'ombre, et finit par ne plus éclairer que le sommet du campanile, puis s'éteint.)

Dante, a mi-voix, serrant le bras de Casella. — Casella ! ... Cette jeune fille aux cheveux blonds !...

Casella. — Couronnée de bluets.

Dante. — Et vivante imag-e dePia !... c'est elle, n'est-ce pas ?

Casella. — C'est elle 1

Dante, à lui-même. — Ma fille !

Casella. — Sois prudent!

Dante. — Oli ! ce n'est pas assez de la voir! Je veux entendre sa voix.

Casella. — Tu l'entendras I Reste à l'écart !.... Dante, bas, sans quitter Gemma des yeu-ï. — Oui !... Je serai prudent!... 0 merveille de beauté, de charme, de g-râce ! 0 ma Gemma, perle de ma vie !

(Dante a rabattu son capuchon et s'éloigne de quelques pas.

Paolo apparaît dans le groupe qui est resté au fond.

Propos galants, rires, joyeuses querelles. Les deux femmes

qui descendaient vers la maison, à droite, saluées par

, Casella, s'arrêtent. A ce moment, Malatesta sort de la

maison).

Francesca. — Vous sortez?

Malatesta. — Je vais chez le capitaine du peuple pour un règ-lement de solde. Il ne faudra pas m'attendre pour souper. iAppelant.) Paolo ? (Paolo s'approche d'un pas.) Je ne rentrei'ai g-uère avant le milieu de la nuit. Soupez sans moi. Bonsoir.

(Il remonte et sort par le fond à droite, Paolo retourne au groupe de femmes. Francesca entre dans la maison.)

Francesca. — Tu viens, Gemma?

Gemma. — Je te suis !

(Francesca disparait. La matrone reste en scène à dislance.) Dante, à Casella, — Un mot ! Rien qu'un mot qu'elle me dirait à moi!

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