‹ ThéâtreChapitre 114 sur 148 · Scène X DANTE, CASELLA · texte numérisé non relu

Scène X DANTE, CASELLA

Dante, s'élance vers la porte. — Ah ! misérable assassin ! Casella. — Tais-toi ! Tais-toi !

Dante. — Elle est perdue ! Tu l'as entendu ! Il vient de la condamner à mort, elle aussi ! Lâche ! deux fois

lâche !... Pia, nous partirons la chercher demain ; mais elle, c'est tout de suite qu'il faut la lui arracher ! Comment? Entrer dans cette exécrable maison ?..

Casella. — Nous n'y réussirons qu'avec l'aide de Bernardino, qui, chez Malatesta, est chez sa sœur.

Dante, avec espoir. — Oh ! oui oui !

Casella. — La maison donne, de l'autre côté, sur des jardins... (Montrant la ruelle.) tiens ! là où tu vois entrer Malatesta... des jardins qui dominent l'Arno...

Dante: — Il y a une porte d'eau ?

Casella. — Oui. En bas, logent Malatesta et sa femme, à l'autre extrémité Paolo...

Dante. — El Gemma ?

Casella. — En haut, avec la g-ouvernante. (Montrant la fenêtre à l'angle du t" étage.) Cette fenêtre qui s'éclaire est la sienne.

Dante. — Ah ?

Casella. — Que Bernardino, prévenu par moi, entre dans la maison, il avertit facilement Gemma qu'un péril la menace, il la fait descendre au jardin, et il l'amène à la porte d'eau...

Dante, qui ne cesse de regarder la fencHro. — Où nous l'attendrons, en barque.

Casella. — Nous et quelques amis.

Dante. — L'emmener ! où l'emmener ?

Casella. — Ah ! je n'en sais rien. Tirons la de cette maison d'abord.

Dante. — Oui ! cours le chercher !

Casella. — Lui, Forèse et Bellacqua.

Dante. — Vite ! Va !

Casella. — Attends-moi ici.

(11 s'éloigne à grands pas vers la gauche.)

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