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Scène III

DANTE, PIA ; CA SELLA, paraît, suivi de FORÈSE et de SANDRA.

Dante. — Ah ! Casella ! Eh bien ?

PiA. — Gemma?

Casella. — Gemma n'est pas à Volterra...

Pla.. — Quoi?

Dante. — Nello ?

Casella. — Nello n'3' est pas !

Fia. — A son palais ?

Casella. — Non !

FoRÈSE. — Ils ne sont pas entrés dans la ville.

Casella. — Jusqu'au dernier villag-e avant Volterra, nous avons eu la preuve de leur passag-e.

Forèse — Puis, plus rien !

Fia. — Et vous n'avez pas cherché ailleurs, plus loin?...

Casella. — Nous avons laissé Bellacqua avec une partie de nos amis.

Fia, accai)lée. — Ah ! Dieu ! Dieu ! Qu'a-t-il fait de mon enfant?

Dante, à Casella. — Bernardino aussi est resté là-bas?

Casella. — Bernardino n'a pas pu nous suivre.

Dante. — Pourquoi?

Casella. — Sa sœur à ensevelir!

Dante. — Ah ! Oui ! pauvre Francesca ! C'est vrai !

Fia, relevant la tête. — Quoi ?... Que dites-vous ? Francesca morte ?

Dante. — Tuée par Malatesta !

Fl\. — Comme Gemma va mourir, tuée par Nello !

Forèse et Casella. — Ne croyez pas cela !

Flv. — Il l'a tuée. Je le sens! Je le vois! Poig-nardée !

Jetée dans un puits ! Que sais-je ? Morte sûrement ! Et morte par ma faute !

(Elle est retombée sur les coussins en sanglotant. Santlra est venue à elle.)

Dame, tremblant et baissant la voix. — Est-elle morte en effet ?

Casella, de même. — Qui le dira ? (Une voix au dehors.) — Halte ! Qui va là?

PiA. — Écoutez !

Berxardixo, dans le jardin. — Bernardino.

Dante. — C'est Bernardino.

Casella. — Pauvre ami !

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