Scène VII
Les mêmes, ROUSTAN parait.
Catherine a pris sa pelisse sur le canapé.
L'Empereur. — Va jusqu'à la salle des g-ardes appeler un officier de service. (Roustan traverse la scène pour obéir à l'empereur, qui redescend vers Catherine, et va l'aider à jeter sa pelisse sur ses épaules. Mais, après avoir dépassé la porte du fond, Roustan s'arrête, court, prêtant l'oreille, puis il ouvre à demi le L 5.
battant droit de cette porte pour écouter. L'empereur se retourne), Eh bien ? Qu j a-t-il ?
RousTAN, à mi-voix. — On vient d'ouvrir en bas la porte de l'escalier réservé !
L'Empeheur. — A cette heure ? Prends cette lumière et vois ! (Roustan redescend, laissant le battant de la porte retomber, légèrement entr'ouverte, et il vient prendre le flambeau sur la table. L'empereur, tout à coup, se ravise.) Non ! Attends !.. (Écoutant.) Oui, on vient de ce côté !
Catherine, à elle-même. — Mon Dieu ! pourvu que ce ne soit pas !...
L'Empereur. — Ce flambeau chez moi ! ... Ferme la
porte, et viens au premier appel !
Roustan obéit et sort avec le flambeau, par la porte de l'empereur. Nuit noii'e où n'apparaît que la lueur de l'àtre.
Catherine. — Votre Majesté veut?...
L'empereur redescend à elle, et, lui prenant la main. L'Empereur, durement. — Là, et silence !...
Il la fait asseoir sur le tabouret près du canapé et, assis sur le canapé, dont le haut dossier les cache, surveille la porte d'entrée, sans être vu.