Scène VI
Les mêmes, la tenture soulevée, entrent DÉMETRIUS, DER- CETAS, THYRSEUS et DELLIUS.
Dellil'S. — La flotte a doublé le promontoire.
Antoine. — Vous venez à point: j'allais vous appeler. Ma bien aimée Octavie va proposer un accommodement à Octave.
Thyrseus. — Ah ?
Dercetas. — Grâces lui soient rendues !
Antoine, à Octavie. — Dellius va te conduire à ton frère. (.\ Dellius.) Veille à ce que l'escorte soit telle qu'il convient à l'épouse d'Antoine, et que des porteurs de torches précèdent et suivent sa litière.
Octavie. — Et, avant mon retour, tu ne permettras aucun mouvement qui ressemble à une provocation ?
Antoine. — Je te le jure. Mes soldats ne prendront les armes, tu le sais, que lorsqu'ils verront les bûchers s'allumer sur les hauteurs ; et les bûchers ne s'allumeront que si j'en donne le sig'nalen allumant celui qui est là, (Il le
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montre.) entouré de nos enseig-nes. J'attendrai pour le donner que tu reviennes me dire : « Octave refuse. »
OcTAviE. — Octave acceptera, et ces horribles bûchers ne s'allumeront pas!
Dercetas. — Plaise aux Immortels !
OcTAviE. — Allons! Adieu.
Antoine. — Adieu, douce messagère! Va! et reviensnous, avec le rameau d'olivier à la main.
OcTAViE. — Je m'y eng-age. (Elle remonte.)
Antoine. — Va ! mon âme te suit.
Dercetas. — Et nos vœux !
(Tous remontent avec elle.)