‹ ThéâtreChapitre 100 sur 151 · FRANÇOISE, JULES · texte numérisé non relu

FRANÇOISE, JULES

Fbaxçoise, mettant la table au milieu. — Qu'a-t-il donc, ce matin ? Il a l'air tout retourné.

Jules, cherchant, à part. — Où est donc sou chapeau?

Françoise, étalant la nappe. — ^'oyez-Tous,

monsieur Jules, votre oncle a tort de ne pas se marier.

Jules, apercevant le chapeau sur une chaise. — Ah ! le voici. {Il prend le chapeau et passe au ruban le bouton de rose du i" acte, quil a tiré de sa poche. )

Françoise, continuant à mettre le couvert. — On a beau dire, une femme, ça occupe.

Jules, replaçant le chapeau de façon à ce que le bouton de rose soit caché. — C'est fait. (// rentre doucement dans sa chambre, sans que Françoise s'en aperçoive.)

Fr.\nçoise, continuant. — Tenez ! mon mari. Putois, s'ennuyait beaucoup. (Chamorin ouvre la porte de droite, aperçoit Françoise qui lui tourne le dos et s'approche d'elle sur la pointe des pieds, en riant silciiciruscinent.) Fjh bien ! il ne s'ennuie plus du tout, de|)uis qu'il m'a épousée. 11 rêvait une femme jeune, il a en une, et ça le distrait, ce cher homme... Oh ! il se fait joliment du mauvais sang ! Il rage ! il rage 1 Imaginezvous, monsieur Jules, que la nuit il veut que je lui donne la main pour dormir. Comme ça, il croit être sûr... {Chamorin, qui est derrière elle, lui met les doigts sicr les yeux.) Ah ! vous m'avez fait peur !

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