‹ ThéâtreChapitre 14 sur 151 · THÉRÈSE.GRI VET, LAURENT, MICHAUD, MADAME RAQUIN, SUZANNE · texte numérisé non relu

THÉRÈSE.GRI VET, LAURENT, MICHAUD, MADAME RAQUIN, SUZANNE

Les personnages sont assis comme à la fin de l'acte précédent : Thérèse, devant sa table à ouvrage, l'air rêveur et souffrant, sa broderie sur les genoux; Grivet, Laurent et Michaud, à leur place, devant la table ronde. Seul, le fauteuil, de Camille est vide. — Un silence, pendant lequel madame Raquin et Suzanne servent le thé, en répétant exactement leurs jeux de scène du premier acte.

Laurent. — Il faut vous distraire, madame Raquin... Donnez-moi la boîte de dominos.

Suzanne. — Voulez-vous que je vous sucre, monsieur Grivet.

Grivet. — Avec plaisir, mademoiselle. Vous êtes charmante. Deux morceaux, n'est-ce pas?... Il n'y a que vous pour me sucrer.

Laurent, tenant la boite de dominos. — Ah 1 voici les dominos... Asseyez-vous, madame Raquin. (Madame Raquin s'assoit.) Vous y êtes bien tous?

Michaud. — Certainement, et je vais, ce soir.

vous battre à plate couture... Laissez-moi mettre un peu de rhum dans mon thé. (Il se verse du rhum.)

Laurent. — Vous y êtes bien tous?... Alors, commençons. (// vide bruyamment la boite de dominos. Les joueurs mêlent le jeu et se le partagent.)

Grivet. — C'est un plaisir... Là, on en prend sept... On ne fouille pas, on ne fouille pas, entendez-vous, monsieur Michaud?... (Un silence.) Non, aujourd'hui, ce n'est pas à moi la pose !

Madame Raquin, éclatant brusquement en sanglots. — Je ne puis pas, je ne puis pas... (Laurent et Michaud se lèvent, et Suzanne vient s'adosser au fauteuil de madame Raquin.) Quand je vous vois tous, comme autrefois, autour de cette table je me souviens, mon cœur se fend... Mon pauvre Camille était là.

Michaud ( 1 ). — Sacrebleu ! madame Raquin soyez donc raisonnable ;

Madame Raquin. — Pardonnez-moi, mon vieil ami, je ne puis pas... Vous vous rappelez comme il aimait à jouer aux dominos. C'est lui qui renversait la boîte. Laurent vient de faire

(1) Thérèse, I-aurent, Grivet, madame Raquin, Suzanne, Michaud,

son gpsti-... Kt tiiiami je ne m'asseyais pas assez vile, il me grondait. Moi, j'avais peur de le contrarier, ça le rendait malade. Anl nos bonnes soirées... Et, maintenant, son fauteuil est vide, voyez-vous !

MicHAUD. — Chère dame,' vous^^manquez de lourape. \ ous finirez par vous mettre au lit.

.'îrzAKNE, embrassant madame liaquin. — Je vous en prie, ne pleurez pas. Ça nous lait tant de peine !

Madame Raqi-in. — Vous avez raison, je dois (■tre forte. (A'Wf/j/^ure.)

Gbivet, repoussant son jeu. — Alors, il vaut mieux ne pas jouer. C'est malheureux que ça vous fasse cet elTet-là... Vos larmes ne vous rendront pas votre fils.

MicHACD. — Nous sommes tous mortels.

Madame Raquik. — Hélas 1

Gbivet. — Si nous venons chez vous, c'est dans l'intention de vous donner quelque distraction.

MicHAuD. — 11 faut oublier, ma pauvre amie.

Gbivet. — Certainement. Que diable ! ne p.ous attristons pas... Nous jouons à deux sous la partie, hein ! voulez-vous'?

Laubekt. — Tout à l'heure. Laissez^à madame Raquin le temps de se remettre... Nous pleurons tous notre cher Camille.

SrzANNE. — Entendez-vous.rchère dame?

nous le pleurons tous, nous le pleurons avec vous. {Elle s^ assoit à ses genoux.)

Madame Raqtik. — Oui, vous êtes bons... Ne m'en veuillez pas, si j'ai troublé la partie.

MicHAUD. — On ne vous en veut pas. Seulement, depuis un an que l'affreux accident est arrivé, vous devriez vous être fait une raison.

Madame Raqtiiî:. — Je n'ai pas compté les jours. Je pleure parce que les larmes me montent aux yeux. Excusez-moi... Je vois toujours mon pauvre enfant roulé dans les eaux troubles de la Seine, et je le vois tout petit, quand je l'endormais entre deux couvertures. Quelle affreuse mort ! Comme il a dû souffrir 1... J'avais un pressentiment sinistre, je le suppliais d'abandonner cette idée de promenade sur l'eau. 11 a voulu faire le brave... Si vous saviez comme je l'ai soigné, au berceau ! Pour le sauver d'une fièvre typhoïde, je l'ai tenu trois semaines sur mes genoux, sans dormir.

.MicHArD. — N'otre nièce vous reste. Ne la désolez pas, ne désolez pas l'ami généreux qui l'a sauvée, etdont l'éternel désespoir sera de n'avoir pu également ramener Camille sur la rive... \'otre douleur p.st égoïste, vousmettezdes larmes dans les yeux de Laurent.

Laubent. — Ces souvenirs sont cruels.

MicnArD. — Eh I vous avez fait ce que vous :ivez pu. Quand le canot a chaviré, en rencontrant un pieu, je crois... un de ces pieux qui servent ,^1 tendre les filets pour les anguilles, n'est-ce pas?...

Lavef.nt. — C'est ce que j'ai pensé. La se- 1 ous.se nous a jetés à l'eau tous les trois.

Michaud. — Enfin, quand vous êtes tombés, vous avez pu saisir Thérèse...

I.afbent. — Je ramais, elle était à côté de mol, j(. n'ai eu qu'à la prendre par ses vêtements. Lorsque j'ai replongé, Camille avait disparu... Il était A l'avant <lu canot, il trempait

ses mains dans la rivière, il plaisantait, il disait que le bouillon était froid...

Michaud. — Ne remuez j)as ces souvenirs qui vous font frissonner... Vous vous êtes conduit comme un héros, vous avez plongé à trois reprises.

Gbivet. — Je crois bien... H y.avait, le lendemain, un article superbe dans rnôn journaL On y disait que monsieur Laurent méritait une médaille. Ça donnait la chair de poule, rien qu'à lire comment les trois personnes étaient tombées dans la rivière, pendant que leur dîner les attendait au restaurant... Et, huit jours plus tard, quand on a retrouvé ce pauvre monsieur Camille, il y a encore eu un article... {A Michaud.) ^'ous vous souvenez, c'est monsieur Laurent qui est venu vous chercher pour reconnaître le corps avec lui. (Madame Raquin éclate de nouveau en sanglots.)

Michaud, d'un ton jâché, baissant la ioix. — Vraiment, monsieur Grivet, vous auriez bien pu vous taire. Madame Raquin se calmait. \ous donnez-là des détails...

Gbivet, piqué, baissant la voix. — Mille pardons, c'est vous qui avez commencé à raconter l'accident... Puisqu'on ne joue pas, il faut bien dire quelque chose.

Michaud, élevant la voix peu à peu. — Eh I vous avez cent fois cité l'article de votre journal I C'est désagréable, vous comprenez... Maintenant, madame Haquin en a encore pour un bon quart d'heure à ]ileurer.

Gbivet, se levant et criant. — C'est vous qui avez commencé.

SIichatjd, de mime. — Eh ! non, morbleu 1 c'est vous 1

Gbivet, de même. — Dites tout de suite que je suis ridicule 1

Madame Raquin. — Mes bons amis, ne vous disputez pas... (Ils remontent la scène en mâchant de sourdes paroles.) Je vais être sage, je ne pleure plus... Ces conversations me soulagent. J'aime à jiarler de mon mal, et cela nie rappelle ce que jCjVous dois à tous... Mon cher Laurent, donnezmoi votre main. Vous êtes fâché?

Laubent, .^'approchant. — Oui, contre moi, qui n'ai pu vous les rendre tous les deux.

Madame Raquin, tenant la main de Laurent. — Vous êtes mon enfant, et je vous aime. Je prie chaque soir pour vous, qui avez voulu sauver mon fils. Je demande au ciel de veiller sur votre chère existence... Allez, mon fils est làhaut, il m'entendra, et c'est à lui <\ne vous devrez votre bonheur. Chaque fois que vous aurez quelque joie, dites-vous que c'est tnoi qui ai prié et que c'est Camille qui m'a exaucée.

Laubent. — Chère madame Raquin 1

Michaud. — C'est bien, cela, c'est très bien I

Madame Raquin, à .Suzanne. — Et maintenant, petite, retourne à ta place. Tu vois, je le fais pour toi, je souris.

Suzanne. — Merci. (Elle se relève et l'embrasse.)

Madame Raquin, se remettant lentement au jeu. — A qui la pose?

Gbivet. — Vous voulez bien, ah 1 c'est gentil 1... (Grivet, Laurent et Michaud se rassoient à leurs places.) A qui la pose?

Michaud. — A moi... Voilà. (// pose un domino.)

THÉRÈSE RAQLIX

StrzASXE, qui s'est approchée de Thérèse. — Bonne amie, voulez-vous qfue je vous parle du prince bleu?

Thérèse. — Le prince bbu?

SrzAXXE, prenant un tabouret et s'asseyant près de Thérèse. — C'est toute une histoire :... Je vais vous la conter à l'oreill": mon oncle n"a pas besoin de savoir. Imaginez- vous que ce jeune homme... C'est un jeune homme. Il a un ïiabit bl?u et des moustaches très fines, châtaines, qui lui vont tout à fait bien.

Thérèse. — Fais attention, ton oncle t' écoute. (Suzanne se lève à demi et regarde les joueurs.)

MiCHAUD, avec colère, à Grivet. — Jlais vous avez boudé au cinq, tout à l'heure, et maintenant vous mettez cinq partout.

Grtvet. — J'ai boudé au cinq... Faitesexcuse, vous vous trompez. (Michaud proleste, la partie continue.)

Suzanne, se rasseyant, reprenant à demi-voix. — Je me moque bien de mon oncle, quand il joue aux dominos :... Ce jeune homme venait tous les joui-s au Luxembourg. Vous savez, mon oncle a l'habitude de s'asseoir sur la terrasse, au troisième arbre à gauche, près du kiosque des journaux... Le prince bleu s'asseyadt au quatrième arbre. Il mettait un livre sur ses genoux, et il me regardait, en tournant les pages... {Elk s'arrête de temps à autre, en jetant des regards furtifs sur les joueurs.)

Thékèse. — C'est tout?

SrzAxxE. — Oui, c'est tout ce qui s'est passé au Luxembourg... Ah ! j'oubliais. Un jour il m'a sauvée d'un cerceau qu'une petite fille lançait vers moi à fond de train. Il a donné une grande tape au cerceau pour le diriger d'un autre côté. Ça m'a fait sourire, j'ai songé aux amoureux qui se jettent à la tète de chevaux emportés. Le prince bleu a dû avoir la même idée : il s'est mis à sourire aussi, en me saluant.

Thérèse. — Et le roman s'arrête là?

Suzanne. — Mais non, il commence là...

Avant-hier, mon oncle était sorti, je m'ennuyais beaucoup, parce que notre bonne est très bête. Pour m'amuser, j'avais monté la grande lunette d'approche; vous la connaissez, celle que mon oncle avait à Vernon. On voit à plus de deux lieues... Vous savez qu'on aperçoit de notre terrasse tout un bout de Paris. Je regardais du côté de Saint-Sulpice... Il y a de très belles statues, au pied de la grande tour.

Michaud. se fâchant, à Grivet. — Eh bien ! quoi ! c'est du six, marchez donc.

Grivet. — C'est du six, c'est du six, je le vois bien, parbleu I mais il faut que je calcule. [La partie continue. )

Thérèse. — Et le prince bleu?

Suzanne. — Attendez donc 1... Je voyais des cheminées, oh ! des cheminées, des champs, des océans de cheminées ! Quand je tournais un peu la lunette, toutes les cheminées marchaient, se précipitaient les unes sur les autres, défilaient au pas de course, comme des soldats. La lunette en était toute pleine... Tout d'un coup, voilà que j'aperçois, entre deux cheminées, devinez qui?... le prince bleu :

Thérèse. — C'est donc un fumiste, ton prince?

Suzanne, se levant. — Eh ! non... Il était sur une terrasse comme moi, et le plus drôle, c'est

qu'il regardait comme moi dans une lunette. Je l'ai bien reconnu; il avait son habit bleu, avec ses moustaches.

Thérèse. — Et il demeure?

Suzanne. — Mais je ne sais pas. Je ne l'ai vu que dans la lunette d'approche, vous' comprenez. C'était sans doute très loin, très loin, du côté de Sainl-Sulpice. Quand je regardais avec mes yeux, je ne distinguais que du gris, avec les lâches bleues des toits d"ardoises... J'ai même failh le perdre. La lunette a bougé, il m'a fallu refaire un voyage épouvantable sur la mer des cheminées... Maintenant, j'ai un point de repère, la girouette d'une maison voisine de la nôtre.

Thérèse. — Tu l'as revu?

Suzanne. — Oui, hier, aujourd'hui, tous les jours... Est-ce que je fais mal? Si vous saviez comme il est petit et mignon dans la lunette d'approche ! Il est à peine haut comme ça ; on dirait une image; je n'en ai pas peur du tout... Puis, je ne sais pas où il est, moi ; je ne sais pas même si c'est bien vrai, ce qu'on aperçoit dans la lunette. C'est tout là-bas... Quand il fait comme ça {elle fait le signe d'envoyer un baiser), je ma redresse, et je ne vois plus que du gris. Je puis croire, n'est-ce pas? que le prince bleu n'a pas fait ça {elle répète le geste), puisqu'il n'est plus là, puisque j'ai beau écarquiller les yeux...

Thérèse, souriant. — Tu me fais du bien... {Regardant Laurent.) Aime ton prince bleu toujours en rêve.

Suzanne. — Ah '. mais non :... Chut : a partie est finie.

Michaud. — Allons, à nous deux. La belle, monsieur Grivet.

Grivet. — ■ A vos ordres, monsieur Michaud. {Ils mêlent le jeu.)

Madame Raquin, poussant son fauteuil à droite. — Laurent, puisque vous êtes debout, auriez-vous l'obligeance d'aller me chercher la corbeille où je mets ma laine? Elle doit être sur la commode de ma chambre... Prenez une lumière.

Laurent. — C'est inutile. {Il sort par la porte du fond.)

Michaud (1). — Vous avez là un véritable fils. 11 est d'une complaisance...

.Madame Raquin. — Oui, il est très bon pour nous. Je le charge de nos petites commissions; et, le soir, il nous aide à fermer la boutique.

Grivet. — L'autre jour, je l'ai vu qui vendait des aiguilles, comme une demoiselle de magasin... Eh! eh! une demoiselle de magasin avec de la barbe ; {Il rit. Laurent rentre vivement, l'œil hagard, comme s'il était poursuivi; il s'appuie un instant contre l' armoire.)

Madame Raquin. — Eh bien ! qu'avez-vous?

Michaud, se levant. — Vous êtes malade?

Grivet. — Vous vous êtes cogné?

Laurent (2). — Non, rien, merci.. .Un éblouissement. {Il descend la scène d'un pas mal assuré.)

Madame Raquin. — Et la corbeille?

Laurent. — La corbeille... Je ne sais pas... Je ne l'ai pas.

(1) Thérèse, Suzanne. Grivet, Michaud, madame Raquin.

(2) Thérèse, Suzanne, Grivet, Michaud, Laurent, madame Raquin.

Suzanne. — Cummenl ! vous, un liomme, vous avez eu peur :

Lavrent. rssni/ani de rire. — Pi'ur? peur de quoi .'... Je n'ai pas trouvé la corbeille.

SrzASNE. — Attendez, je la trouverai, moi ! Kt si je rencontre votre revenant, je vous ramène, {/itte sort.)

Laurent, se remellant peu ù peu. — Vous voyez, ça se passe.

Grivet. — N'ous vous portez trop bien. C'est le sang qui vous tourmente.

Laurent, iressaillant. — Oui, le sang me tourmente.

.MicHAVD. se rasset/nnt. — Il vous faudrait des tisanes rafraîchissantes.

Madame Raquix. — En effet, je vous vois ajîité depuis quelque temps; je vous ferai un peu de vigne rouge... (.1 Suzanne qui rentre et qui lui donne In corbeille.) Ah ! tu l'as trouvée.

Suzanne (1). — Elle était sur la commode... (.1 Laurent qui est lentement passé à gauche.) Monsieur Laurent, je n'ai pas vu votre revenant. Je lui aurai fait peur.

Grivet. — Elle est d'un esprit, cette petite ! [f/n entend la sonnette de la boutique.)

Suzanne. — Ne vous dérangez pas. Je vais servir. {Elle descend.)

Grivet. — Un trésor, un vrai trésor... (.-1 Michaud.) Nous disons que j'en ai trente-deux et que vous en avez vingt-huit.

Madaue Raquin, après avoir cherché dans la corbeille qu elle a posée sur la cheminée. — Non, je ne trouve pas la laine dont j'ai besoin... Il faut que je descende. (Elle descend.)

SCIINK II THÉRÈSE, LALRENT,GnnET,MICHAL"D

Grivet, se levant à demi, baissant la voix. — Eh : la partie a failli être compromise tout à l'heure. Ce n'est plus aussi gai qu'autrefois, ici.

MlCHAUD, de même. — Que voulez-vous?

quand la mort passe dans une maison... Mais rassurez-vous, j'ai trouvé un moyen de ramener nos bons jeudis d'autrefois. {Ils jouent.)

Thérèse, bas à Laurent qui s'est rapproché d'elle. — Tu as eu |)eur, n'est-ce pas?

Laurent, de même. — Oui... Veux-tu que je vienne, ce soir?

Thérèse. — Attendons, attendons encore.

Ayons de la prudence jusqu'au bout.

Laurent. — Il y aun an que nous sommes prudents, un an que je ne t'ai revue. Ce serait si facile. Je rentrerais par la petite porte. Nous sommes libres, maintenant. Nous n'aurions pas peur, ensemble, dans ta chambre.

Thérèse. — Non, ne gâtons pas l'avenir... Nous avons besoin de beaucoup <le bonheur, Laurent. En trouverons-nous jamais assez !

Laurent. — Aie confiance. Nous nous calmerons aux bras l'un de l'autre, loi-sque nous serons deux contre l'effroi... Quand viendrai-je?

Thérèse. — La nuit de nos noces Et elle ne tardera pas, vois-tu. Le dénouement est proche... Prends garde, voici ma tante.

(1) Tlii^nVic Laurent, firlvel, Mictiaud, Suzanne, Hiadamc Raquin.

Madame Raquin, qui est remontée. — Thérèse, descends donc, ma fille. On a besoin de toi en bas. {Thérèse sort d'un air accablé. Tous la suivent des yeux.)

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