SCÈNE Vin
RABOURDIN, CHARLOTTE, AIOURGUE, EUGÉNIE, MADAME VAUSSARD, LE- DOUX, CHAPUZOT, MADAME PIQUET.
Tors — Ah' ! le voici !
Madame Vaussard et madame Piquet. — Notre cher oncle 1
Chapuzot et Mouegue. — Ce cher ami !
Raboukdin. — Merci, merci, mes enfants.
Mourgue, allant le chercher. — Là, venez vous asseoir, j'ai arrangé les coussins, vous allez être comme dans votre lit. {Il l'asseoit dans le fauteuil. )
Madame Piquet, s'approchant, à droite de la ■table. — Et vous mangerez votre potage, une semoule au lait et au sucre, une vraie confiture... C'est moi qui l'ai préparée. {Elle pose le potage sur la table.) l i]
Madame Vaussakd. s'approchant, à gauche de la table. — Je les ai cueillies pour vous... Elles embaument. {Elle pose les fraises sur la table.)
Chapuzot, s'approchant, en face de la table. — Moi, je vous coupais du pain, le croûton, le bout le plus cuit.
Rabourdin. — Merci, merci, mes enfants.
EuGÉxiE (1), descendant avec Ledoux, pendant que madame Vaussard et madame Piquet s'écartent un peu. — Si vous voulez nous permettre de vous offrir ces fleurs?
Rabourdin, .se mettant debout. — Oh ! des fleurs !... {1 1 fette un cri étouffé.) Aie ! j'ai les reins coupés en quatre.
Mourgue, se précipitant, écartant Eugénie'et Ledoux. — Vous le fatiguez... {A Rabourdin.)3e tiens les oreillers, n'ayez pas peur.
Madame Piquet, le soutenant, à droite. — Appuyez-vous sur mon bras.
Madame Vaussard, le soutenant, à gauche. — Et doucement, doucement. ■(
Chapuzot, qui est remonté derrière le fauteuil. — Laissez-le glisser peu à peu, sans secousse. Il y est... {Rabourdin s'asseoit.)
Tous. — Ah Ile voilà assis I
Madame Piquet et madame Vaussard. — • Notre cher oncle !
Chapuzot et Mourgue. — Ce cher ami !
{Eugénie et Ledoux retournent sournoisement dans le jardin. Madame Vaussard passe les bouquets à Charlotte qui va les poser sur le poêle, et qui se retire ensuite par la porte de droite.)
(1) Charlotte, madame Vaussard, Ledoux, Rabourdln, Eugénie, madame Fiquet, Chapuzot.