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LES PRÉCÉDENTS, DOMINIQUE

Dominique. — Bonjour, mon onclo. (Madame Vaussard se lève brusquement et accDuH pris de son oncle, que madame Fiquet couvre de son

(1) Madame Vaiissard, Hahourdin, madame Fiquet, Charlotte. Chapuzot,

(2) Madame Vaussard, Rabourdia, madame Fiquet, Chapuzot.

(3) .M.tdame Vaassard, Rabourdin, madame Fiquet, Charlotlc. Chapuzot.

LES HÉRITIERS RABOURDIN

corps. Chapuzot s'est également levé, très inquiet.)

RjiBorKDiN (1), surpris. — Hein !... {Se laissant prendre ta main.) Bonjour, mon garçon.

Madame Fiqtet, écartant Dominique. — Vous ttes chez monsieui' Rahourdin.

DoiilNlQUE, posant son panier à Vavantscène. — Pardi ! mon oncle Rabovrdin, un des hommes les phis respectables de Senlis... (Ecartant à son tour madame Fiquet.) Et vous allez bien, mon oncle?

Raboukdin, toujours surpris, hésitant. — Très bien, mon garçon... Je veux dire doucement, très doucement.

Madame Vatjssard, se penchant, bas. — Quelque intrigant :... Eiît-ce que vous le connaissez?

R.uJorRDrs, bas. — Pas précisément... Je cherche à me rappeler sa figure.

DoMraïQrE. — Je suis Dominique, le fils du grand Lucas.

Rabofrdin. — Dominique, le gran<l Lucas... Certes 1

DoMiNiQrE. — Vous savez, le grand Lucas, de la ferme de Pressac.

RABOuRDrx. — La ferme de Pressac... Oui, oui.

Do3n>iQUE. — Et je vais à Paris pour acheter des semences. Alors, mon père m'.i dit : « Donne •donc le bonjour à l'oncle Rabourdin,en passant à .Senlis. Tu lui porteras une paire de canards. « Attendez, les canards sont dans mon panier. (Il les prend et tes pose sur la table.) Des canards joliment gras, mon oncle.

RjiBorEni s-, se frappant le front. — Parfait I le grand Lucas, de la ferme de Pressac, qui avait épousé... "^

DoMixiQiiE. — Mathiu"ine Taillandier, la fille à Jérôme Bonnardel.

Rabourdin. — C'est cela !. . [Il se lève eî donne une poignée de main à Dominique. Charlotte retient un rire et sort par le jond.) .\h I mon neveu, que je suis donc heureux de te voir !... Je me disais aussi : Je connais cette figure-là. Tu ressembles comme deux gouttes d'caii à une de mes pauvres tantes... Tout le monde est gaillard à la ferme?

DoMixiovE. — Merci. Ils vous disent tous bien des choses. {Il prend son panier et va s'installer sur le canapé, à côté de Chapuzot.)

Rabourdix. — Tu es chez toi, me's-toi à ton aise...Noussommesen famille.tous pareni», fous amis. Je ne suis content que lorsque la maison est pleine. {Il retourne s'asseoir à la table et reprend sa voix de malade.) J'ai bien des consolations à mes derniers moments... Chapuzot, un morceau de pain, je vous prie. Je vais manger m.es fraises. CHArrzoT, se levant. — Avec plaisir... (// coupe un gros morceau de pain. A part.) Crève, crève, mon bon. {Il se rasseoiL)

5Iadajie Fiqtiet (2), qui a pris à part madame Vaussard, au foiid. — Mathurine Taillandier, Jérôme Bonnardel, est-ce que vous connaissez ces noms-là?

Madame Vaussard, bas. — Pas du tout... Le

(1) Charlotte, madame Vaussard, Rabourdin, madame Fiquet. Dominique, Chapuzot.

(2) Madame Vaussard, madame Fiquet, Rabourdin, Chapuzot, Dominique.

jeune homme a des yeux qui luisent comme des charbons.

Madamt. Fiquet, bas. — Il faudra le surveiller.

Charlotte, entrant par le fond. — Mon parrain, voici monsieur Isaac qui entre dans le jardin.

RABorRDi>f, très inquiet, — C'est désagréable! Nous étions si bien, là, en famille I

Charlotte. — Le voici. {Elle sort par la porte à droite. Madame Fiquet dessert la table.)

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