‹ ThéâtreChapitre 40 sur 151 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

MADAME VAUSSARD, ISAAC

Madame Vaussard, arrêtant Isaac. — Pardon, monsieur Isaac... Etes-vous aussi méchant qu'hier? Vous ne pouvez me refuser le renouvellement de ces billets.

Isaac. • — Je suis désolé, vraiment désolé. Vous avez déjà renouvelé les billets cinq fois... Pourquoi ne me faites- vous pas payer par votre oncle, qui vous aime tant?

Madame Vaussard, vivement. — Pas un mot de ceci à notre oncle !... (D'une voix pénétrée.) Si je vous ai reparlé des billets, c'est que je pensais qu'après avoir vu notre pauvre oncle...

Isaac. — Eh I eh 1 il est encore gaillard.

Madame Vaussard. — Oh 1 gaillard.

Isaac. — Mon Dieu, si l'on était sûr, je renouvellerais bien encore. Je vous avancerais mfime les trois mille francs que vous m'avez demandés hier... Vous savez que je ne suis pas un méchant homme... (Il passe à gauche.) Seulement, le père Rabourdin, eh ! eh I je crois qu'on devra le tuer à coups de bonnet de coton, comme on dit. C'est un malade solide... (Voix de Rabourdin, dans la coulisse : Monsieur Isaac! Monsieur Isaac !) Pardon, il m'appelle. (Il entre à gauche.)

Madame Vaussard, le suivant. — Quel misérable, cet Isaac ! Attendre ainsi le dernier soupir d'un vieillard.

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