SCENE XIII
LES PRÉCÉDENTS, MOURGUE, DOMI- NIQUE, CHAPUZQT
MouRGUE, tenant un cure-dents dont il se sert à chaque membre de phrase. — Tiens ! tiens 1 tiens ! Ce farceur de Rabourdin... La nature est un fameux médecin. Elle a des profondeurs... J'ai dîné comme un dieu, moi, ce soir. {Il s'approche de Rabourdin.)
Dominique, à Charlotte, bas. — Voici le Chapuzot.
Charlotte, allant à la rencontre de Chapuzot, qui s'avance péniblement sur deux cannes, et l'amenant à droite, en V empêchant de voir Rabourdin. — Que vous est-il donc arrivé, mon bon monsieur?
Chapuzot. — Rien, rien... Un faux pas. Je suis tombé. On m'a porté chez moi... Je serais plutôt revenu sur les genoux... Voici les trois cents francs. Cachez-les.
Charlotte, prenant les billets qu'elle met dans son corsage. — Ils sont en sûreté.
Chapuzot, apercevant Rabourdin. — • Que vois-je? Il ressuscite !... {Il poursuit Charlotte.) Mes trois cents francs.
Charlotte, bas. — Chut !... Vous êtes inconvenant... Plus tard.
MouRGUE, tenant le pouls de Rabourdin. — Parfait ! les émollients ne valaient rien, nous allons soigner ça par les purgatifs.
Chapuzot, assis sur le canapé, à part. — J'attendrai {Haut.) Quand le coffre ne vaut rien, docteur, il serait préférable de s'en aller tout de suite... N'est-ce pas, Rabourdin? {Il se lève et va se joindre au groupe formé autour de Rabourdin.)
Rabourdin, se levant, descendant à l'avantscène, suivi des héritiers. — Oui, mon ami, oui... Je ne demande qu'à m'en aller, par un beau soir, entouré de vous tous, au milieu de ma famille.
Charlotte, montrant l'argent à Dominique, à droite, où ils font tous deux un couple séparé. — Et, maintenant, quand le curé voudra 1
PIN DES HÉRITIERS RABOURDIN
Ribalier,
LE liOliTON DE ROSE