SCÈNE IV
RIBALIER. FRANÇOISE, JULES
Françoise, à Ribalier. — C'est un monsieur qui veut vous parler.
Ribalier. — À une pareille heure ! Dis que je suis couché... Quel est cet original? Tu le con-' nais?
Françoise. — Oh 1 bien sûr : Je ne puis faire sa chambre, sans qu'il cherche à rire. Il me lient des discours joliment drôles... C'est le monsieur du 17, monsieur Chamorin.
Ribalier, à part. — Lui ! Se douterait-il?
Chamorin, entr ouvrant la porte. — Pardon, je me permets d'entrer...
Jules. — Je vous laisse, mon oncle.
Ribalier, inquiet, bas à Jules. — Non, reste, mon garçon. {Françoise sort, pendant que Chamorin la suit avec des yeux tendres. )
SCÈlNE V
RIBALIER, CHAMORIN. JULES
Chamorin. — Pardon, monsieur, c'est pour vous demander un service. J'étais au bal, ainsi qae tous les voyageurs. Alors, j'ai pensé que vous ne dormiez sans doute pas.
Ribalier. — Parlez, monsieur Chamorin. Je suis toujours à la disposition des personnes qui veulent bien honorer ma maison de leur présence.
Chamorin. — Je n'attendais pas moins de votre courtoisie. Depuis un mois que noussommes chez vous, vous nous gâtez. Oui, c'est le mot, vous nous gâtez.
Ribalier, bas, à Jules. — I! ne sait rien. Tu peux t'en aller.
Jules. — Adieu, mon oncle. (// entre dans sa chambre, à droite. )