‹ Théâtre en proseChapitre 10 sur 143 · ANTOINETTE, MARTI AN · texte numérisé non relu

ANTOINETTE, MARTI AN

Nous sommes seuls. Parlez. Je le veux.

ANTOINETTE

Vous le voulez? Savez-vous bien qu'à voir cette violence, quelqu'un qui ne saurait point les choses pourrait vous prendre pour un jaloux? Et si, moi, je ne voulais point? Mais quoi ! il faut vous céder, toujours.

MARTL\N

Parlez donc !

ANTOINETTE

Je prie à dîner la baronne AVimpfen. Voilà tout.

MARTIAN

Vous mentez!

ANTOINETTE

Croyez-vous? Il se pourrait, Êtes-vous certain de n'avoir jamais menti? Pour dire le vrai, je ne me rappelle pas bien à qui j'ai écrit. Je ne suis même "pas très sûre que le baron Wimpfen soit marié. Vous imaginezvous la surprise de cie bravé commandant, recevant une Jettre qui commence par ces mots : « Ma toute belle » !

MARTIAN

Madame, je suis un soldat qui entend mal la raillerie et ne sait pas y répondre. Vous avez imaginé quelque chose de terrible, j'en suis sûr. Il faut que je sache la vérité.

Tout de suite?

Oui.

Eh bien!...

Eh bien?...

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