FIN DU DERÎ^IER TABLEAU
NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
On lit dans le Larousse, à l'article Tabarin, page 1367 : « Alors commence la scène capitale de la pi^'ce. En pré- <^ence du public, qui ne voit que l'acteur, Tabarin laisse • déborder, au milieu des bouffonneries et des quolibets de son répertoire ordinaire, les sentiments et les })assions qui l'oppressent. Jl pous>5e des cris de rage, des hurlements de d('sespoir. « Bravo! •> crie le public, qui se tord de rire et applaudit le bouffon quil n'a jamais trouvé sien verve... — Telle est la scène fort remarquable et fort mouvementée..., etc. »
' L'invent.ur de cet^e scène. M. Catulle Mendès, ne peut qu'être infiniment flatté de tant d'indulgence.
La Femme de Tabarin n'est empruntée à aucune anec- •loie, à aucune tradition de la vie de Tabarin ni, croyonsnous, d'aucun autre bouffon illustre ou peu connu. 'Hors les noms, tout y est d'invention. Jamais Francisquine — il y a eu sans doute beaucoup d'aitistes chargées de ce rôle — n'a été la femme de Tabarin. D'ailleurs, quand même, — ce qui n'e.st pas, — quelque chose de vaguemont ressemblant au .sujet de cette piécette se rencontrerait dans quelque ana, cela serait sans importance, puisque l'effet de la scène principale, — à proprement parler, de l'unique scène, — n'est dû en réalité qu'à la disposition matérielle du triple décor, qu'au triple groupement des comédiens, et que cette disposition, ce groupement n'ont pu être suggérés^ l'auteur par aucune anecdote et constituent évidemment une invention théâtrale, peu importante d'ailleurs.
Ajoutons ({ue M. Catulle Mcrd'^'s avait à peine vingtcinq ou viiigt-six ?ns lorsqu'il ébaucha ce petit drame; et que si La rcmme'ile Taharin, en ce qui concerne « l'écriture », est presque récente, elle a été publiée pour lai première fois sous forme de nouvelle dial guée, avec tous les dètJiils do mise en scène, au commencement du printemps do 1874, dans un journal qui n'est pas devenu introuvable : La Semaine pa/isienne.
Lauteur s excuse «'o ces quelques lignes explicatives. Il se >erait gardé de les donner et de paraître attacher trop d'importance à une npuvro à "ce point minime, si, en la jouant, — après une rej)résentation unique sur le Théâtre- Libre de M. A, Antoine, — la Comédie-Française n'avait l>our ainsi dire impose' à M. Mendès le devoir de restituer a son rouvre le seul nu-rite qui ait pu lui valoir tant d'honneur : e'esl-à-dire quelque originMlilé dans la trouvaille du .Jeu scéniquo.