‹ Théâtre en proseChapitre 139 sur 143 · MM. MM · texte numérisé non relu

MM. MM

TABARIN SiLVAix. Aktoinb.

ARTABAN . .' Villain. Bertin.

POLYANDRE Dbhelly. Ménars.

THÉODOMAS Veyret. Burgubt.

UN GARDE DU CARDINAL . Hambl. Tinoot.

Mme» Mmcs

FRANCISQUINÊ Rachbl-Boyeh. Marie Defresnks.

LA PRINCESSE PHILOXÈNE . Du Minil. Dbneuilly.

TÉLAMIRE Bertiny. Carlix.

AMALTHÉE Thomsen. Èvb Cardinal.

Boukoeois, Bourgeoises, Gardes, Mousquetaires, Filles, Tire-laine, etc.

La place Dauphine en 1629. — C'est alors que florissait le poète Clidamant, qui, mal nourri par les Museî*,. s'était mis aux gages d'un arracheur de dents; le dentiste arrachait, chaque jour une, les dents du poète, et le poète proclamait devant les badauds extasiés que l'opération n'avait pas laissé d'avoir quelque chose d'agréable : le trente-troisième jour, n'ayant plus de dents, il se pendit. — Aux volets des maisons sont accrochés des tableaux que des amateurs observent avec minutie. Origine de nos salons annuels. Mais la singularité principale de la place Dauphine, c'est la baraque de Tabariu. Pour les besoins du drame qui va être représenté devant vous, elle est disposée comme suit : le tréteau sur lequel l'illusire farceur débite les drogues au profit du seigneur Mondor se prolonge de biais, à sept ou huit coudées du pavé de la place. Un éclatant rideau rouge et vert, agrémenté de fifîures tabariniques, sert de toile de fond à ce théâtre en plein verii; à droite, plus bas, au niveau du sol, l'intérieur même de la baraque est visible. Des loques multicolores pendent du plafond, le long de la porte basse, recouverte d'une toile peinte; c'est comme l'entrée des artistes. Des pots de fard et d^s brosses sur la planchette d'un dressoir garni de vaisselles ébréchées. Le lieu ressemble à la fois à une cuisine et à une loge de comédien. Un escalier en bois vermoulu, de quelques marches, conduit de cette coulisse au tréteau extérieur. Il y a sur un fourneau une marmite pleine de soupe, dont la fumée monte comme un encens vers un chapeau de feutre accroché au mur : c'est le chapeau de Tabarin. Au dehors, devant le tréteau, des bancs et des chaises sont disposés pour les élégants de la Cour. Car ni les précieux ni les précieuses ne se font faute d'assister parfois aux parades du grand Tabarin, que Molière, selon Boihau, n'a pas dédaigné d'allier à Téivnce, et, dès le matin, les fen«Hres sont chèrement louées. — Les

machinistes sont priés d'imiter, par tous les moyens dont ils disposent, la fraîcheur lumineuse d'une jeune journée de printemps.

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