‹ Théatre en versChapitre 13 sur 103 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

Dans la chambre de la Bombinella.

BOMBINELLA, puis LE MASQUE, puis NÉRINE

Bombinella, demi-nue, pleure et s'appuiô à la table du souper. Les cadavres de Pierrot et d'Antonio sont étendus sur le- lit cl cachés par les rideaux de l'alcôve. Une veilleuse répand 'une lueur pâle. Tout à couj) la fenêtre s'ouvre avec fracas, le MasquQ.se précipite dans la chambre et va droit à Bombinella.

LE MASQUE

Vous pleurez?

BOMBL\ELLÀ

^ Saints du ciel! quel est cet homme sombre A la marche fatale, au roasque noir? Mauvais, Que voulez-vous de moi, d'où venez-vous?

LE MASQUE

De r ombre Et je vais au soleil, de l'enfet* et je vais Au ciel. Bombinella, les matins bleus et roses D^vril, les nuits de juin ont des ombres moroses A mes yeux, car je sais Téclat dont éblouit La Gloire où ta beauté d'étoile blanche luit!

tu laisses baiser sur ta poitrine, marbre

"''* de bleu, les fruits étincelants de l'arbre

t Eve à ses pieds mourir d'aise et d'effroi, -Meilleur de TÉden n'est-il pas tout en toi?

BOMBINÊLLA

Démasquez-vous.

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