SCÈNE VII HENRI, puis LES VALETS
HENRI
Hein? comment? plus personne? Et je suis à genoux I La posture est bouffonne.
Inquiet :
Ai-je poussé l'affaire un peu trop vivement?
Il se lève, ^
Bah! gageons qu'elle va vènii* dans un moment. C'est pour me faire peur. Caprice d'âme ailée Qui se sent prise et veut qu'on la croie envolée. En l'attendant, soupons.
Il se met à table.
Bien que j'aie insisté Sur mon peu d'appétit, voici certain p^té Dont je soulèverais très volontiers la croûte.
Xies deux valets, rentrés silenciousenlerit, emportent la table.
Ah! diable! Ceci met mon bonheur en déroute.
On m'aimait, et j'allais souper; la femme fuit Comme un oiseau s'envole, et la table la suit. Se moque-t-on de moi, par hasard?
Rentrent les valets.
Ça, maroufles, Vous allez m'expliquer ? . . .
Les valets, silencieusement, indiquent un siôgo à Henri, et se mettent en devoir de lui ifétirer sa chaussure.
Ils m'ôtent mes pantoufles !
it-ils fous?
LE PREMIER \?ALET
Rendez-nous la robe, s'il vous plaît.
La robe 1
Le valet fait signe que oui. Henri se laisse déshabiller.
Le retour de fortune est complet.
LE PREMIER VALET
Un cheval tout sellé vous attend à la porte.
HENRI
Pourquoi? je n'ai besoin d'aucun cheval.
LE PREMIER VALET
N'importe!
Il vous attend.
HENRI
Ce qui m'annonce poliment Que Ton voudrait me voir partir?
LE PREMIER VALET
Apparemment.
Quant au gîte perdu, cette bourse sans doute Pourra vous faire ouvrir quelque logis en route.
HENRI
Ah! bélître! maraud! faquin! pendardl
Il lui jette la bourse à la tète.
AUons !
Prends la bourse !
Li PART DU ROI 85
Il lui Jemce k robe stissi.
Et la robel
Le poussant par les épaules : ^
Et tourne les taloos I Hon I pour le lui lancer avec le reste au crâne Que n'ai-je le cheval dont m'a parlé cet âueî