SCÈNE II
Les Mêmes, FRANÇOIS, THOMAS, MARTIN
n a vu venir par le fond François, Thomas et Martin, pendant le dernier couplet.
LE XHEMISEAU, dune voix plus lointaine.
La Jeamietf s'en va-t-aux champs.
Coupe un' javell', coupe en marchant !
Un beau monsieur par là s'amène ;
Lui dit : « J'voudi-ais ton élrenne. »
Coup' toujours et coupe encor !
Chaqu' javell' fra son tas d'or.
WiÇOIS,parlantpendantquelachansoncontinuede plus en plus lointaine.
foi! j'en ai mon sac, moi, je le dis sans honte.
THOMAS
i, pareillement, donc !
.MARTIN, se laissant tomljer assis sous l'arbuste de droite.
Et moi, plus que mon compte.
FRANÇOIS, regardant vers le fond.
S veulent tout finir avant la soupe !... Enfin ;t leur affaire. Nous, bernique! On a trop faim. T. III
j;j2 LE CHOIINEAU
THOMAS et MARTIN
Oh! oui.
Thomas s'est assis près de Martin.
TOINETTE, leur apportant la soupe et les écuelles.
Tenez! Elle est épaisse et bien trempée.
THOMAS
Donne un peu le barlet d'abord.
Toinetle le lui apporte.
Une lampée De piquette, on n'en a que plus d'âme au manger.
11 boit 5 même.
M\F.ïlN
Après toi, s'il en reste, hein! sans te déranger.
THOMAS
Iloum ! que c'est frais !
11 lui tend le barlet.
Ça fait du bien par où ça passe.
MARTIN, qui a bu pendant ce temps.
Tu l'as dit.
FRANÇOIS, qui mange sa soupe, assis sur le tronc d'arbre à gauche. Crâne soupe, ah! fin Dieu!
TOINETTE
Pas trop grasse?
Fichtre, non! Jamais trop. Plus c'est gras, plus c'est boif.
THOMAS
Une bigne de pain et deux dés de jambon Par là-dessus.
Voilà !