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gles de Tart. En trouvant une série de dialogues, qui ne sortent ni d'un lieu ni d'un temps très étroit, on la qualifie immédiatement d'excellente, pour être conforme à l'art, on ne connaît que ce mot ; mais le peuple qu^on n' halluciné pas par des arguties s'est obstiné à siffler ces comédies ou tragédies si bien réglées, et à leur préférer les irrégularités et les défauts de C aider on, de Moreto^ de SoliSy de Rojas et d'une infinité d'autres ignorants qui ont eu le malheur de ne pas connaître le grand secret des unités. » Il me semble qu'il doit rester peu de doutes au lecteur que si, au temps même de son plus haut apogée, le pseudo-classicisme a trouvé par ici de faibles prosélytes dans le public, il a été aussi plus fustigé que vanté par les critiques.
On sait, cependant, que quelques unes des meilleures comédies de notre vieux théâtre furent saisies et prohibées par ordonnance royale du 14 janvier 1800, ni plus ni moins que l'avaient été auparavant les autos sacramentels, mesure qui ne dut pas peu réjouir les fanatiques adversaires de l'art dramatique national. 11 y avait longtemps que, sans marquer la séparation nécessaire entre les corné-
dies romantiques de notre théâtre et les monstrueuses productions de Comella et de ses compétiteurs, en qualifiant les unes et les autres du seul titre de desarregladas^ que l'on supposait très injurieux, des hommes de grand mérite, et particulièrement Moratin et Jovellanos, luttaient pour obtenir du gouvernement qu'il étendît son intervention de police sur l'ordre et la régularisation de l'art dramatique. Ces hommes illustres et le bataillon, pas très nombreux des littérateurs pseudo-classiques, soit nationaux, soit étrangers, qui les secondaient à Madrid, voulaient convertir résolument le théâtre en une école de mœurs, ayant un but moral indispensable, sans faire attention au divertissement nécessaire des spectateurs. C'étaient, en outre, il n'est pas besoin de le dire, des partisans exclusifs des pièces intitulées comedias arre^ gladas. Et ce n*est pas sans peine, comme ils l'avouent eux-mêmes, qu'ils obtinrent ÏV" nalemeat du Ministre de Grâce et Justice, D. José Antonio Caballero, une autre ordonnance royale, du 21 novembre 1799, conférant à une commission spéciale le soin de réaliser la réforme désirée, commission qui proposa entre autres choses la saisie et