LUCIE, DON CLAUDE
LUCIE
Par quelle ruse diabolique elle s’eu est tirée !
DON CLAUDE , avançant la tcle hors de sa chambre.
La place est-elle libre enfin?
' ‘ LUCIE
Oui , il n’y a plus personne, monsieur. Ne le voyez-vous pas ?
DON CLAUDE
Et où en sont les affaires?
■ LUCIE. -
Dona Clara est parvenue à donner le change au vieux avec tant de succès, que le papa exhale, tonte sa fureur contre la chère cousine, qu’il croit la vraie coupable. - .
DON CLAUDE. '
Quelle présence d’esprit elle a, ta maîtresse ! Oh F c’est une petite gaillarde. . . Mais, dis un peu, comment faudra-t-il nous y prendre pour nous parler de nouveau et débattre nos graves intérêts? Hélas! Lucie, je crains horriblement de ne pas arriver au port.
Mon. père !...
Je dirai tout..
LA FAUSSE DEVOTE
lucie. • , ' -
En ce qiii me concerne , monsieur, si je puis vous
être dé quelque utilité...
DON CLAUDE-
Informe dona Clara que moi d’abord je suis prêt à tout. Qu’elle agisse donc... comme elle l’entendra ! Tu dois ajouter qu’il est nécessaire de nous
revoir, de nous communiquer nos idées...
LUCIE
Fort, bien.
DON CLAUDE
Kn effet, ce sera très-bien ainsi.
LUCIE
Mais regardez une fois ce fichu : est-il assez déchiré? Que dites-vous de cette loque?
DON CLAUDE. . -
Franchement, ton fichu pourrait être plus neuf.
LUCIE
Vous êtes bien assuré au moins que je vous servirai avec zèle et sollicitude. .
DON CLAUDE . . *
J’en suis persuadé. -
LUCIE
Vous comptez que je m’emploierai toujours avec la même ardeur pour votre amour?
DON CLAUDE
J’y compte tout à fait. -
LUCIE. • "•/-
Et que je garderai le secret?
ACTH H, SCÈNE V.
DON CLAUDE
Comme la toaibe.