ACTE I, SCÈNE VIII
HERVIG. ♦
Est entouré par les amis des rois. J'ai vu Anfrid se placer à ses côtés; le conseil est venu d'Adelghis.
HILDEGHIS.
Eh bien! donc, que l'un de nous parte, qu'il porte à Charles nos promesses et revienne avec les siennes, ou nous les renvoie.
INDULPHE.
• A la bonne heure!
HILDEGHIS.
Mais qui se chargera de l'entreprise?
sivart.
Ce sera moi. Ducs, écoutez-moi. Si l'un de vous disparaît d'ici, tous les regards s'attacheront à le chercher, et le soupçon suivra sa piste jusqu'à ce qu'il Tait découverte. Mais qu'un simple cavalier, que Sivart manque, que sera-ce aux yeux du monde? un buisson de moins dans la forêt. Si mon nom vient à l'appel, et que l'on demande : « Où est-il? » un de vous dira : —
* Sivart, je l'ai vu courir le long du Tésin; son cheval s'est emporté, lui a fait perdre rétrier et l'a jeté dans l'eau : il était tout armé, et n'a plus reparu. » — « Pauvre Sivart I dira-t-on; et tout sera dit sur Sivart. Vous ne pouvez, vous, marcher inaperçus; mais qui songera à regarder mon visage? Au bruit des pas de mon cheval allant seul par le chemin, quelque Latin à peine se retournera, puis s'écartera brusquement pour me laisser le passage libre.
HILDEGHIS.
Sivart, je ne te savais pas si habile.
SIVART.
La nécessité rend le zèle inventif; d'ailleurs, pour porter un message, que faut-il? de la célérité.
m ADELGHIS.
H1LDEGH1S.
Amis, partira-t-il?