‹ Théâtre et poésiesChapitre 120 sur 221 · ACTE I, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VIII

HERVIG. ♦

Est entouré par les amis des rois. J'ai vu Anfrid se placer à ses côtés; le conseil est venu d'Adelghis.

HILDEGHIS.

Eh bien! donc, que l'un de nous parte, qu'il porte à Charles nos promesses et revienne avec les siennes, ou nous les renvoie.

INDULPHE.

• A la bonne heure!

HILDEGHIS.

Mais qui se chargera de l'entreprise?

sivart.

Ce sera moi. Ducs, écoutez-moi. Si l'un de vous disparaît d'ici, tous les regards s'attacheront à le chercher, et le soupçon suivra sa piste jusqu'à ce qu'il Tait découverte. Mais qu'un simple cavalier, que Sivart manque, que sera-ce aux yeux du monde? un buisson de moins dans la forêt. Si mon nom vient à l'appel, et que l'on demande : « Où est-il? » un de vous dira : —

* Sivart, je l'ai vu courir le long du Tésin; son cheval s'est emporté, lui a fait perdre rétrier et l'a jeté dans l'eau : il était tout armé, et n'a plus reparu. » — « Pauvre Sivart I dira-t-on; et tout sera dit sur Sivart. Vous ne pouvez, vous, marcher inaperçus; mais qui songera à regarder mon visage? Au bruit des pas de mon cheval allant seul par le chemin, quelque Latin à peine se retournera, puis s'écartera brusquement pour me laisser le passage libre.

HILDEGHIS.

Sivart, je ne te savais pas si habile.

SIVART.

La nécessité rend le zèle inventif; d'ailleurs, pour porter un message, que faut-il? de la célérité.

m ADELGHIS.

H1LDEGH1S.

Amis, partira-t-il?

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