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SCENE PREMIÈRE

Le camp des Lombards. — Une place devant la tente d'Adelghis.

ADELGHIS, ANFRID.

ANFRID, survenant.

Seigneur !

ADELGHIS.

Hé bien ! cher Anfrid, que font les Francs? Se sontils enfin décidés à plier le reste de leurs tentes ?

ANFRID.

Pas encore; ils se tiennent immobiles, comme tu les as vus, au lever du jour, comme ils sont depuis trois jours qu'une partie de leurs troupes a commencé la retraite. J'ai parcouru, en les examinant, une longue étendue de notre retranchement ; je suis monté sur une tour pour mieux voir : je les ai vus serrés en bon ordre, sur leurs gardes, dans l'attitude de gens qui ne songent pas à attaquer, qui craignent de l'être, qui se gardent d'autant mieux, qu'ils se sentent plus dénués de forces ; qui voudraient, en un mot, se retirer sans perte, et qui en épient le moment.

ADELGHIS.

Ils ne le feront que trop ! Il partira donc celui qui

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