‹ Théâtre et poésiesChapitre 151 sur 221 · ACTE IV, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE I

pensée de regret et de compassion venait surprendre ce cœur? si, par une^réparation tardive, mais douce encore, il réclamait ma froide dépouille comme son bien, et pour la déposer dans la tombe des rois? — Les morts, chère Hansberghe, ont quelquefois plus de pouvoir que les vivants.

HANSBERGHE.

Oh! il ne le fera pas.

HERMENGARDE.

Quoi! si pieuse, tu mets un frein injurieux à la bonté de celui qui touche les cœurs, et, dans sa miséricorde, aime à faire que celui-là répare le mal, qui a pu le commettre?

HANSBERGHE.

Non, infortunée, il ne le fera pas; — il ne le peut.

HERMENGARBE.

Gomment? Pourquoi ne le pourrait-il plus?

HANSBERGHE.

0 ma sœur bien-aimée, ne m'interroge pas davantage, oublie.

HERMENGARDE.

Parle, parle! ne me laisse pas emporter un pareil doute dans la tombe.

HANSBERGHE.

L'impie a mis le comble à son crime.

HERMENGARDE.

Achève!

HANSBERGHE.

Chasse-le tout à fait de ton cœur. Il s'est rendu coupable d'un nouvel hymen, d'un hymen impie. A la face de Dieu et des hommes, l'impudent traîne après lui dans son camp, et comme en triomphe, cette Hil-

ga?de, sa.... [Hermengarde s'évanouit.)... Tu pâlis!

252 ADELGHIS.

Hermengarde ! Tu ne m'entends plus? 0 ciel! nies sœurs, accourez, oh! qu'ai-je'fait? {Entrent les deux suivantes avec plusiews sœurs.) Comment la secourir? Sa douleur la tue.

PREMIÈRE SCEUR.

Reprends courage, elle respire.

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