‹ Théâtre et poésiesChapitre 152 sur 221 · UNE DES DEUX SUIVANTES · texte numérisé non relu

UNE DES DEUX SUIVANTES

Ma douce maîtresse!

LA PREMIÈRE SCEUR.

Voici qu'elle ouvre les yeux.

HANSBERGHE.

Oh! quel regard! Ciel, que va-t-il advenir?

HERMENGARDE, en délire.

Écuyers, chassez cette femme! ne voyez-vous pas avec quelle audace elle s'avance, et comme elle essaie de prendre la main du roi?

HANSBERGHE.

Réveille-toi 1 ô mon Dieu! Ne dis pas de ces choses : reviens à toi, écarte ces fantômes, invoque le saint nom de Dieu.

HERMENGARDE, encore en délire.

Charles ! ne le souffre pas; lance sur cette créature ton regard sévère. Oh ! qu'alors elle s'enfuira bien vite; moi-même, moi, ton épouse, qui ne fus jamais coupable même d'une pensée, je ne puis l'entrevoir, ce regard sévère, que je n'en sois troublée jusqu'au fond de l'âme. — Ciel ! que vois-je? Tu lui souris? oh ! non, cesse ce jeu cruel : il me déchire, je ne le puis soutenir. — Me faire mourir de douleur, ô Charles, tu le peux; mais quelle gloire t'en reviendra-t-il? Toi-

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