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LA PREMIÈRE SŒUR

Oh! voyez, la paix renaît sur son visage; son cœur ne bat plus sous ma main avec la même violence.

HANSBERGHE.

0 ma sœur! Hermengarde! Hermengarde!

HERMENGARDE, revenante elle.

Oh! qui m'appelle?

HANSBERGHE.

Regarde-moi : je suis Hansberghe; et autour de loi, ce sont tes femmes et nos pieuses sœurs qui prient pour ton repos.

HERMENGARDE.

Que le ciel vous bénisse! — Oh, oui! ces visages respirent la bienveillance et la paix. — Je sors d'un songe terrible.

HANSBERGHE.

Malheureuse! un repos si troublé t'aura apporté moins de calme que de fatigue.

HERMENGARDE.

Il est vrai : toute ma force est anéantie. Soutiensmoi, chère sœur; et vous, mes aimables compagnes, ramenez-moi à mon humble couche; c'est la dernière fois que je vous donne cette peine; mais là-haut toutes sont comptées. Je veux mourir en paix. Parlez-moi de Dieu : je le sens venir.

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