‹ Théâtre et poésiesChapitre 160 sur 221 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

GUNTIS, SIVART.

SIVART.

Guntis, me voici; je confie ma tête à la foi.

GUNTIS. I

Et n'en as-tu pas un gage? Nous courons le même danger.

SIVART.

Et il dépend de toi d'en tirer un prix immense. Veux-tu fixer la destinée d'un peuple et la tienne?

GUNTIS.

Quand ce Franc, amené prisonnier dans Pavie, demanda à me parler en secret, se fit connaître à moi comme l'envoyé de Charles, et me dit en son nom qu'il était prêt à changer le ressentiment d'un ennemi en royale faveur; qu'il fondait sur moi un grand espoir; qu'il me rendrait en roi tout ce que je pourrais perdre; que tu viendrais traiter avec moi, j'y ai consenti.

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