‹ Théâtre et poésiesChapitre 199 sur 221 · Ist. civ.j lib. V, c. 4, vers la fin · texte numérisé non relu

Ist. civ.j lib. V, c. 4, vers la fin

il fait à Baronius cette légère concession, qu'il faut bien retrancher quelque chose de cet éloge venu d'un auteur partial1.

Voici l'observation de Baronius : « — Ainsi parle War- « nefrid; mais, Lombard lui-même, il a trop favorisé ses a compatriotes. Bien différent est le langage que tiennent « les autres écrivains du temps, et plus qu'aucun d'eux le « pape Grégoire, qui, à cause de leurs excès, appelle les « Lombards une nation criminelle, et en rapporte des « choses en tout opposées aux récits de Paul2. »

Mais puisque Baronius avait tant à cœur d'enlever toute autorité à ce témoignage, on ne voit pas pourquoi il a cru devoir chercher un argument dans la nationalité de l'écrivain, quand il en avait sous la main un autre plus pressant, si pressant même qu'il rend inutiles toutes les autres observations que l'on pourrait faire en grand nombre sur cette singulière description. Il était inutile de se rappeler que, suivant la narration de Paul lui-même, sous le règne des ducs, c'est-à-dire dans l'ère qui précéda immédiatement l'époque heureuse, beaucoup de patriciens romains furent mis à mort par cupidité et le reste condamné à payer tribut3, et que ce passage si soudain et si étrange du mal au bien est un de ces faits que l'on ne croit pas, si l'on ne voit comment ils ont pu arriver. Inutile encore de remarquer que ce merveilleux éloge est précédé de certaines paroles assez obscures pour qu'on ne puisse, même en les traduisant, leur donner une signification précise4,

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