Paul Diac. De Gestis Langob., lib. II
2. Une description plus circonstanciée des divisions de l'Italie à cette époque nous conduirait à des questions embrouillées et qui ne sont pas de Rître sujet. V. Murât., Antich. Ital., diss. II.
à Paris, où il implore le secours de Pépin qu'il sacre roi des Francs. Pépin descend en Italie, chasse Astolphe jusque dans Pavie, Py assiège, et, par la médiation du pape, conclut avec lui un traité dans lequel Astolphe s'engage, sous la foi du serment, à évacuer les villes dont il s'est emparé.
Après le départ des Francs, Astolphe, loin de tenir ses engagements, met le siège devant Rome, et en ravage les environs. Etienne, de nouveau, a recours à Pépin ; de nouveau celui-ci se met en marche. Astolphe court en hâte aux débouchés des Alpes. Pépin les franchit, et rejette Astolphe dans Pavie. Sous les murs de cette ville se présentèrent à Pépin deux envoyés de l'empereur Constantin Gopronyme, pour le prier de remettre à l'empire les villes de l'exarchat, que les armes des Francs venaient d'arracher aux Lombards. Mais Pépin, pour toute réponse, jura qu'il avait combattu pour l'amour de saint Pierre et pour la rémission de ses péchés ; que jamais il n'eût voulu se mettre en campagne pour autre chose , et que pour rien au monde il ne donnerait à d'autres ce que déjà il avait offert à saint Pierre1. Ainsi par le fait fut tranchée, en peu de mots, cette question curieuse sur laquelle on a tant disputé, même encore de nos jours : tant l'esprit humain se complaît dans une question mal posée. Astolphe, assiégé dans Pavie, se vit de nouveau réduit à traiter, et confirma les premières conventions. Pépin s'en retourna en France, et envoya au pape la donation écrite,
Astolphe meurt ; Didier, noble de Brescia 2 et duc lombard, aspire à lui succéder, réunit les Lombards de la Toscane, où Astolphe Pavait envoyé 3, et se fait par eux nommer roi. Ratghis,
i . Affirmans etiam sub juramento , quod per nullius hominis favorem sese certamini sœpius dedisset, nisi pro amore beati Pétri, et yenia delictorum; asserens et hoc, quod nulla eura thesauri copia suadere valeret, ut quod semel beato Petro obtulit, auferret. — Anast. Biblioth. Rer. /£., t. III, p. 171.
2. Cujus (Brixiae) ipse Desiderius nobilis erat. — Ridolf. Hist. ap. Bietnmi, ht. di Brescia, del secolo XL — Rer, It., t. Vil, p. 577, et autres auteurs.