SCENE VIII
DARDENBŒUF, puis ISMENIE.
DARDENBŒUF, Seul.
Roulé le beau père !... En voilà un assaut !... je n'ai fait qu'une fanie... c'est quand il a ouvert sa tabatière... là j'ai été médiocre... je me suis trop fendu !... mais c'est si bon une prise... surtout quand le nez vous picote... dans ce moment, par exemple... cristi ! {Regardant autour de lui.) Personne ! savourons mon second défaut... le numéro deux !... (// ouvre sa tabatière et y puise.)
iSMÉxiE, par le fond appoitanl un bouquet, entrant
et s'adressant à la cantonade.
Tout de suite, ma tante.
DARDENBŒUF, à part, laissant tomber sa prise à terre. Mâtin !.., il n'a pas de chance le numéro deux !
Ah ! vous voilà, monsieur... {Elle place les fleurs dans un vase à gauche.)
DARDENBŒUF, à part, l'admirant.
Quel coloris !... la palette de Rubens !... allons !... conversation Ruggieri ! {Haut avec passion.) Ah ! mademoiselle !... non, ce n'est pas du feu... c'est de la lave !
Pardon... vous avez causé avec mon père ?
DARDENBŒUF.
Oui... nous sommes d'accord... il est plein de rondeur... {Reprenant avec feu.) Mademoiselle... (A part.) C'est peut-être le moment de lui offrir le médaillon... la belle Gabrielle.
ISMKNIE.
Il ne vous a rien dit relativemenl à votre départ ?
DARDENBŒUF, étonné. *
Mon départ ?... rien.
ISMENIE, à part.
Ce sera pour demain...
DARDENBŒUF.
Dans ce moment il s'occupe du contrat.
Déjà ?