SCÈNE PREMIÈRE
JKE ) en habit de 7o^agfî; D clLYAS j co&tutue d'otficîer d« narlaé^ D ELVA$ , dpuoiot le biran & Framua^P
la place, m'avei-vousdil?»,. Nous y voilà,.** D'ici vous rez le port et Ja jetée.
Dieu! MonsieuT^ je f*e sais comment vous remercijer de ;alanlerie.« moi qui suis étrangère, qui ne connais peren ee p^y^.,- et qui arrivti en tremblant.,.
vouii n'êtes jamais venue dans la ville de Calais?
FHA^CIKE.
lescends à l'instant de la voilure publique^ et J'ignoie ûu m attirer vos regards et vos offres de service**.
480 LA REINE d'un JOUR.
DELVAS.
Vous êtes trop modeste... D'autres vous diraient qu'il a suffi de vous voir... moi^ qui suis marin et la franchise même, je vous avouerai que^ dans la cour où j'étais à me promener, la seule chose qui ait iixé mon attention^ c'est votre nom... On a appelé parmi les voyageuses Francine Camusat!... A cette dénomination j'ai levé le^» yeux , et j'ai vu sortir de la voiture un pied charmant, ime jamhe fine et gracieuse l...
FRANCINE
Monsieur!...
d'elvas.
Appartenant à ime fort jolie personne qui, d'un air timide, demandait aux habitants de Calais : Pourriez-vous m'indiqior madame Benjamin, marchande de modes, sur la place?... Je me suis avancé, j'ai ofiert mon bras, que vous avez accepté... Et vous voici à votre destination, car j'ai crii distinguer sur cette enseigne : Madame Benjamin, marchande démodes^ Am Nœuds galants.
FRANCINE
Aux Nœuds galants... c'est bien cela ! ... Je vais occuper chei elle la place de première demoiselle de boutique. Francine Camusat!...
Je connais!...
FRANCINE
Marchande de modes, qui a fait ses études à Paris et i Rouen.
d'elvas.
Et qui ne peut manquer de briller au premier rang dans la ^lle de Calais.
FRANCINE
La boutique est encore fermée... 11 est de si bon matin !... mais je vais frapper...
d'elvjis.
Je vous éviterai cette peine, (u frappe piusieun foii.)
FRANCINE
On ne répond pas; c'est étonnant !... On pourrait s'adresser, pour savoir, à quelque voisin ou à quelque voisine... ce serait plus sûr... En voici justement une qui rentre dans sa boutique... Je vais lui demander... (Appelant Simonne quitraTene le
«héAtre.) Mademoiselle ! . . .
âCTE îj scEXi: ir* Iftl
8CÉNE IL Les PSÉCÉDe^TSj SIMONNE.
SIMONNE j prête à rentrer cba elle et l'vrèiftill.
Ah! des étranger à k porte de madanie Benjamin.,* (s'»?«a- ■fiiit-) ïîonsieiir et Madame voudraient entrer?*.. iSfIonsieur dé* mirerait quelque pai^ure pour MadaDOË?..* C'iïsl d'un bon mari..,
Pondeur n'est pas mon mariî...
Vous n*êtes pas mariée?.,. C'est égal!.., cela n'empêche
pas...
FRANCïTiË, avec imputJeuMi
Eh kj^Qu^ ma chère.. . Première demoiseUe de boutique chea madame Benjamin, .«
I C'est Ti-ai!,,, ces dames en attendaient une**, et vous serez 1 la bien reçue*
J FRAUCjriE.
Ça n'en a pas trop rair, puisqu'on nous laisse à la porte!
SIMONNE
C'est juste!--, k boutique n'ouvre jamais? avant neuf heures,, > c'est grand genre... Vous y serrz à merveille,*. Les marchandes comme il faut se lèvent tard, comme les grandes dames leurs pratiques**. Ce n'est pas comme nous,.. Simonne, la servante de ce cabaret^ A ia Grande Pinte ^ où l'on reçoit
Ila meUkure société de Calais^ en matelots et soldats de maiâne,.. Je n'ose pas vous proposer d'entrer... I FRANC WEp
I Vous êtes trop bonne* [ SrMONKE.
f Vous ne feriez peut-être pas mal,.* car ici vous risquez d'attendre.,. Il y avait bal hier soir... ces demoiselles duxtgent l^eau^ coup!.,-
^B FEt^ClT^E, Tit^tOeiLt,
B 11 y avait bal?
Et ce soir encore,,, trois jours de suite; c'est fête en mémoîrft iu siège de Calais,,, par Eustache de Saint-Pierre-,, no a, à
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cause de saint Eustache... Vous devez connaître cette histoire là?... une histoire nationale, comme ils disent... Tant il y a que madame Benjamin et ses demoiselles ont dansé hier, par esprit national, une plsirtie de la nuit, et qu'elles se lèveront encore plus tard que d'ordinaire, pour se reposer et recommencer ce soir... Mais, pardon!... je rentre du marché... et on m'attend chez nous.
FRANCllIB.
Que nous ne vous retenions pas!
SmONNB.
J'ai hien l'honneur de saluer. Monsieur et Mademdselle... (à part.) Elle est gentille la petite marchande de modes!.. Et puis, cet officier-là n'est pas un Français, c'est quelque étranger... Je comprends!... Du reste, ça ne me re^urde pas! (Haut.) Monsieur et Mademoiselle... (sue Mine enoon «t nain
dam sa boutique.)
SCËNË III.