SCÈNE YI
REBOLLEDO, LA REINE.
(Lr reioe sort de rapparteractit à druUe; oÈle est vêtue gd blanc et trèa-flm-
1 pknâeiit. EUe E^âvaitce vers Rsb<]'nçdo qui se tient bcUné et qui » i icm
^^m ipprooli^ f met un g^aou en (i^rre et bAîse le bas de la robe.}
^m Eelève-toi > Rebol l edo .
^H heuollr:Do, fwu^siuit un erj de surprise.
Ah ! la confidente de Sa Majesté!
LA HEIPiE^ louriuit»
Sa Majesté elle-même.
La reine î
LA reine: ^ de luètne,
La Catarina^ ta nièce f
REBOLLEDO^ vnc embarras et baissant les yeni.
Ah! Madame, c'est trop d'honneur pour la famille, qui, yrai, ne le méritait pas.
LA REINE
Tu m'as servie avei zèle, discrétion et courage... c'était k moyen d'expier bien des fautes.
REBOLLEDO , lui présentant le rapport.
Voici, Madame, la liste exacte des trésors de Votre Mijesté... Tous les diamants qui m'avaient été confiés par elle ont été successivement contrefaits , et ces faux diamants remis dans votre écrin, tandis que les véritables, répandus dans toutes les places de l'Europe, et vendus par des agents fid^es, ont déjà produit des sommes immenses ignorées de vos ministres, et dont les bordereaux sont ci-joints.
LA REINE, prenant les papiers.
Cest bien... Je peux régner, maintenant, sans emprunts , sans impôts, et sans faire tort à personne qu'à moi, la reine, qui, aujourd'hui, à mon couronnement, porterai des diamants faux... Qu'importe? si nul ici ne s'en aperçoit!
iSj^ REBOLLEDO, arec chaleur.
Je TOUS en réponds d'avance !
LA REINE
Gomment cela?
REBOLLEDO.
Ils auront beau briller sur le front de Votre Majesté... (Anei galanterie.) cc ne sont pas les diamants qu'on regardera.
LA REINE, souriant.
Ah! Rebolledo le bohémien devient flatteur et courtisan!...
Ce n'est pas là ce que je veux... (EUe M fait signe d*ayancer un siège
et s^assied.) Au contraire, je t'ai fait surintendant de ma police secrète pour savoir la vérité... Parle, que dit -on aujoui^ d'hui?
REBOLLEDO.
La capitale entière s'occupe de votre couronnement et de l'époux qu'on vous destine... On dit que, d'après le testament du feu roi, vous devez, avant de recevoir la couronne, accepter la main que les états de Portugal, c'est-à-dire le conseil de régence am'a choisie pour Votre Majesté.
LA REINE, soupirant.
Oui, vraiment!... Et soupçonne-t-on les intentions des trois régents?