‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 131 sur 276 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

SCOPETTO, PECCHI'ONE, BOLBAYA et les contrebandiers,

vêtus de riches costumes, assis devant une table splendidement servie.

CHOEUR

Les chagrins arrière!

Arrière l'eau claire!

Versez plein, Toutpleiii, De ce vin Divin !

plaisir suprême !

nectar que j'aime, Quand il est ancien Et qu'il ne coûte lien !

SCOPETTO, à Bolbaya.

Pour moi^ je vide cette coupe '

Au directeur de notre troupe!

AGTE lil^ SGSNE I. 101

PECCHIONE.

Au succès de son opéra!

BOLBATA9 levant les j9ax au ciel.

Mon opéra> Dieu sait comment il finira!

SCÙPÉrrO, riant.

Mais le dôbtn m'en plaît déjàl (lltigardant autour de lui.)

dcBfaépfemière... Le thô&tre Représente un riche palais.

Costumes élégants et frais!

Compagnie aimable et folâtre T chante en buTant à longs traits!

CËQEUll.

Les chagrins arrière !

Arrière i'eau claire !

(a la fin du chœur, Bfathéa parait à la poi le du fond.)

BOLBATA.

Que Tois-je là?

SCOPETTO.

C'est Matbéa.

BOLBATA.

Oui f amène en ces lieux^ ma chèret MATItÉA) ^tésentant une lettre.

Ce mot^ que je reçus tantôt au presbytère!...

ÈOLBATA^ lisant.

« Rendez-Tous snr-le-cbamp au palais Popoli.

(( Le pauvre Francesco^ qui resta yotre ami^ c( Voudrait tous embrasser aTant un long Toyagc!...i

MATHâA.

Quoi! je le reverrais!

BOLBATA y continuant de lire.

« De plus il a juré « De TOUS abandonner sa part dans Théritage a De son parraio le curé! »

. mystère que rien n'explique !

Messieurs^ que veut dire cela?

SCOPBTTO.

Cest un incident qui complique L'intrigue de notre opéra!

BOLBATA, airec colère.

Mais ce Francesoo^ qu'il paraisse!

102 LA BiRÈm:.

SCOPETTO.

Ah! c'est aller trop Tito... et, s'il tous intéresse..* Au dénoûment sans doute il paraîtra...

Quand à nous^ buvons jusque-là...

LE CHOEUR

Les chagrins arrière!

jArrièreTeau claire! etc.

8COPETTO9 aux contrebandiers, qui ont emporté la table an fond da théâtre.

Assez de temps au plaisir!... mainteuant aux affaires!...

i (AMatbéa.) Et puisqu'ou t'a douné ici rendez-vous , parcours

à ton aise ces jardins et ce palais, dont nous sommes depuis

; hier les propriétaires ! (Hathéa sort. — Scopetto, prend à part Pec- \ chione , pendant que les contrebandiers sont au fond dn thé&tre , debout aui tour de la table où ils boivent encore et causent à Toix basse.) Et toî,, notre

' inspecteur, as-tu retrouvé ici ce que nous cherchions?

PECCHIONE.

Oui, maître... Nos marchandises, nos piastres et nos lingots, tout y est, rien n'y manque !...

Et tu as hien repris tout ce qui nous appartenait ?..

PECCHIONE.

Oh ! pour le moins ! et, entre autres choses, j'ai pris à tout hasard, dans le secrétaire du duc, ces vieux papiers !...

SCOPETTO, les prenant et y jetant un coup d*œii.

Des lettres du roi Joachim !... C'est bon, nous les lirons... Occupez-vous maintenant d'enlever notre butin !

PECCHIONE.

Oh ! pour ça, nous avons du temps devant nous... car Monseigneur et toute sa société ne doivent- arriver que ce soir !

SCOPETTO.

N'importe ! commencez dès ce matin... Vous cacherez tout cela dans les ruines qui sont au bord de la mer... à la Toitc Vecchia !

PECCHIONE.

Mais pour nous embarquer, nous et nos richesses?...

SCOPETTO.

N'avons-nous pas la tartane l'Etna ?

PECCHIONE.

C'est juste ! en échange du titi^e et de la fortune du duc de popoli,., Donnant!... donnant!

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