‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 256 sur 276 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Le grand Testibnle dn palais (rrimani. De chafiae eélé nne colonnade en marbre. Aa fond, le théfttre ouvert laisse apercevoir la mer et les principaux édifices dé Venise.

SCËNË PREMIÈRE.

HAYDËE, seule.

Je suis dans son palais! à Venise... cbez^lui! Aux yeux de ces vainqueurs, que le sort fit nos maîtres ,

330 HATDÉE.

Cachons^ plus qae jamais, le nom ds mes ancélret, Ce nom si glorieux que les fers ont flétri !

AIR

Pour punir pareille offense.

Tant d'affronts, tant de souffrance, Dès longtemps à la vengeance J'aurai dû^ dans ma fureur

Livrer mon cœur.

Quel est, malgré moi, le charme Qui m'enivre et me désarme.

Et quel nom me fait frémir Et de trouble et de plaisir?

Cenom, qu'hëlas!

Je dis tout bas...

Ce nom,. mon seul bonheur.

C'est celui du vainqueur Que la gloire et l'honneur Rendent cher à mon cœur!

J'entends ce peuple ingrat, Ces patriciens, ce fier sénat, Célébrer ses exploits...

▲ ses pieds, je les vois !

Et lui, si mon cœur le voulait.

Je crois qu'aux miens il tomberait!

Ah ! pour moi quel bonheur De soumettre un vainqueur Que la gloire et l'honneur Rendent cher à mon coeur.

Oui... oui... déjà j'ai cru voir Luire à mes yeux un faible «espoir j Qonme au loin da«8 la nuit brille Une étoile qui scintille Et qui guide, sur les flots.

Les matelots I Ainsi la douce espérance] A fait luire en ma souffrance Un bonheur encor lointain Qu'en mon cœur Je cache en vain, Un nom qu'hélas!

Je 4il tout bas...

Ah ! pour moi quel bonheur De soumette un vainqueur.

Etc., etc.

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