ACTE II, SCÈNE VII
BERNAVILLB.
Fais ce que tu voudras. Seulement... (Hésitant.) as-tu là un manuscrit?
LËOPOLD.
Oui! j'en ai' même un second dans ma chambre, que je puis te remettre.
BERNAVILLB.
Eh bien !.. c'est un service qu'à mon tour je te demande... toutes les plaisanteries que tu lançais contre mes collègues, détourne-les contre moi... Gela ira de même : je suis ministre.
LËOPOLD.
Moi ! des épigrammes contre toi?
BERNAVILLE, riant.
Si elles sont bonnes, j'en rirai le premier, ce sera de bon goût! (a Léopoid qui insiste.) Je l'exigc... je l'éxige... J'attends ici ton manuscrit^ que j*emporterai avec moi. Va, et dépêche-toi, car voici la journée qui avance. (Léopoid , qui avait fait quelques
pas vers sa chambre, revient embrasser BernaTiUe.)
LËOPOLD.
Ah ! voilà du moins un ami !
ENSEMBLE
LËOPOLD.
Air de Goudeb.
Lorsque tout m'accablait ,
Lorsqu'on m'opprimait.
Je renais à l'espoir.
Je retrouve au pouvoir Un soutien généreux Qui se rend à mes vœux, Et n'a point oublié Les droits de l'amitié.
BERNAVILLE.
Sur ta pièce on lançait
Un injuste arrêt; Mais renais à l'espoir Gar je suis au pouvoir!
Et je me trouve heureui De me rendre à tes yœnx; Je n'ai point oublié Les droits de l'amitié.
(Léopold sort i gauehe.}