‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 172 sur 211 · ACTE Î3 SGBIi9 lU. 9&i · texte numérisé non relu

ACTE Î3 SGBIi9 lU. 9&i

MORTAPELLA.

Gela n'est pas possible!

Notre état est perdu!.. n^B|ès... ni querelles... alors je me suis marié ! . . ^^HV*

Pour ne pas YousToyiller 1H( fait! je comprends! Mais je ne vois pas. Monsieur, en quoicela peut m'intéresser...

ZANNONE

Nous y voici... Ma femme est cliarmante... d'une jeunesse! d'une beauté! d'une ingénuité surtout... mais...

MORTADELLA, avec finesse.

Oui, ses dents...

ZANNONE

Des perles! Monsieur!., des perles fines... la plus belle chose du monde... 11 n'en est pas de même de sa fortune... laquelle, j'en conviens, est assez médiocre...

MORTADELLA, avee impatienee.

Alors, Monsieur, pourquoi l'avez^vous épousée?

ZANNONE

Parce qu'elle avait des espérances... un procès... Monsieur!

MORTADELLA, avec humeur.

Que m'importe?

/ ZANNONE

Un procès de deux millions!

MORTADELLA.

Qu'est-ce que ça métfait !

ZANNONE

Que vous pouve^faire gagner, Monsieur?

UORTADELLA.

Je ne suis pas avocat, Monsieur... je suis dentiste! et mes moments sont précieux, (n se léve.)

ZANNONE

Je le sais bien! Mortadella le dentiste... frère du signer Mortadella, ancien courrier de la malle de Genève à Milan.

MORTADELLA.

C'est vrai, mais mon frère est mort depuis deux ans... sans rien me laisser...

ZANNONE

Peut-être!., si je vous apportais de lui, en guise d'héritage^ une somme de vingt mille francs !...

S59 HÉLOÏSS ET ABAILARB.

MORTADELLA^ revMani vivement.*

Vingt miitle francs ! (a part.) Dieu , que ces avocats sont bavards 1 (Hant.) C'est par là qu'il fiftUait commencer... On va tout de suite au fait.

Nous y sommes en pleid^^Kqime^ Fiaminia Aldini, est nièce et héritière du banqta^pdini, qui^ s'enfuyant d'Italie il y a quinze ans avec sa femdR et sa fille, roula à la descente du Simplon au fond d'un précipice ^ d'où on le retira mort quelques jours après, Tui, sa femme et le postillon , mais aucune trace de la petite fille qui^ à coup sûr, a dû être brisée cent fois pour une!

MORTADELLA.

C'est juste!

ZANNON&.

Mais voilà Tinjustice... Quand la famille de ma femme a voulu se faire envoyer en possession, on a exigé la preuve du décès de cette petite fille , et comme personne au monde ne pouvait la fournir, le grand-duc a mis les biens du banquier Aldini sous le séquestre et on n^a rien dit... 11 n'y a eu ni discussion ni procès! pourquoi? parce qu'il n'y avait pas d'avocat dans la famille... mais il y en a un aujourd'hui! un avocat que rien né décourage, un avocat qui marche toujours à son but!

MORTADELLA, avec impatience.

Pas en ce moment !

ZANNONB.

Je me suis livré à tant de démai*ches et d'investigations... que j'ai enfin recueilli, de divers , les faits suivants : Le jour même de la catastrophe, quelques heures après, la malle de Milan despendait le Simplon, conduite par le courrier Giacomo Mortadella.

MORTADELLA, à part.

Hein!

Commencez-vous à comprendre?

MORTADELLA, essayant de sourire.

Non sans peine... j'ai cru que la malle n'arriverait jamais.

ZANNONE

Les gens du pays m'ont assuré que j'obtiendrais de votre frère... certains renseignements...

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