ACTE I^ SCÈNE YI. S6i
LOÏSA
C'est trop difficile... je ne pourrai jamais 1
MORTADELLA.
On peut tout quand on aime !
LOÏSA
Quand on aime...
MORTADELLA.
Ça viendra... mignonne... ça viendra!., et pourvu que tu n'aimes personne... pourvu qu'il n'y en ait pas d'autres...
C'est que justement... je crains bien qu'il n'y en ait un autre!
MORTADELLA.
Qu'est-ce que j'apprends!., moi qui suis jaloux! (a put.) Ça m'est bien égal... mais n'importe! (Ham.) Jaloux... jusqu'à la frénésie... et cet autre, si je le rencontre jamais!..
LOÏSA, ftvee «ffroi.
Vous le tuerez?
MORTADELLA.
Pour le moins ! (Se retournant ytn la porte & gauehe.) Qui vieut
là?., mon apprenti... Que veux-tu?
l'apprenti, sur la porta du cabinet à gauche.
Un client vient de monter par l'autre escalier... et qui vous attend dans votre cabinet.
MORTADELLA.
Qu'il attende!
L'APPREgfe.
Il a la joue grosse de cela!
MORTADELLA.
Cest bon! commencé-le toujours!
l'apprenti.
Que je commence?... Ma foi... au petit bonheur! (u raotre
dans le cabinet.)
LOÏSA
Au petit bonheur!.. Bien petit, enefiet... (AMortaUeiu d'un air suppliant.) Et ce pauvre homme?..
MORTADELLA, avec eolére.
11 ne s'agit pas de lui... mais de l'autre... Quel est-il?
LOÏSA
Je l'ignore.
)69 HÉLOÎSS ET ABAIUAD.
MORTADELLA.
Son nom?
LOÎSA*
n ne me l'a p«s dit...
MORTADCLLA9 A part.
Amourette peu dangereuse... mais c'est égal... (Hast «i feifnant i« u aoiért.) Je le tuerai... et si je le vois jamais... s'il me tombe
sous la main!.. (On saBneà la porte da fond, cl l*orch«sir« joua l'air de l'aatréa de BaaUe dans U Bmrbitr de SénlU.) Qui vient eocore?... PaS
un moment, dans cette maison, pour me mettre en colère!..