SCÈNE Vil
BLANCHE 9 DIDIER^ qui entre d*on tir rAveur.
BLANCHE
Pourvu que mon père ne Tait pas vu !.. (Le regardtnt.)Non.. il ne voit rien!., pas même moi! (a demi Toii.) Mon père!..
DIDIER
An! c'est toi!., (il U presse Tivement contre son eœur.)
BLANCHE
Qu'avez-vous?,. Pourquoi m'embrasser ainsi?
DIDIER
Mon vrai bien... mon trésor!., ma fille bien-aimée!..
BLANCHE
Qu'est-ce donc?.. Quelque événement^ quelque malheur!..
DIDIER
Non 9 tu le Yois, je suis calme et tranquille... et pourtant pas encore de nouvelles de Raymond... un compagnon d'en-' fance... un frère!., j'en suis d'autant plus étonné que je lui demandais un service.
BLANCHE
Et pas de réponse?
DIDIER, viTement.
11 est malade ou absent... j'en suis certain!., sans cela il aurait tout quitté pour venir près de moi... mais te voilà... ma fille... et comme je n'ai pas au monde de meilleur ami que toi...
BLANCHE
Non sans doute.
DIDIER
Il faut bien que je te confie notre situation... et pour mieux te la faire comprendre, laisse-moi te dire jusqu'à quel point je suis en droit de compter sur Raymond... Lui et moi, sortis de notre village en besace, en sabots, n'ayant pour tout bien que l'amitié et le travail, nous arrivâmes ensemble à Mar-